Bobea Nos Hommes : Michel Sardou, l’homme qui aimait les femmes “autrement”

Dans notre rubrique “Regard sur les Hommes”, nous posons ce week-end une loupe ana­ly­tique sur un mon­u­ment de la cul­ture pop­u­laire : Michel Sar­dou. À 78 ans, celui que l’on qual­i­fie sou­vent d’homme de droite, de provo­ca­teur ou de dernier des Mohi­cans d’une France dis­parue, cache une facette bien plus com­plexe lorsqu’on l’é­tudie sous l’an­gle de ses rap­ports avec le sexe féminin. Sar­dou est avant tout un patri­arche, mais un patri­arche qui a tou­jours placé les femmes au cen­tre névral­gique de son œuvre et de son exis­tence.

Con­traire­ment aux clichés faciles, l’ar­ti­cle dresse le por­trait d’un homme qui admire pro­fondé­ment la force et la résis­tance fémi­nine. De “La mal­adie d’amour” à “Être une femme” — chan­son dont il a d’ailleurs réécrit les textes pour s’adapter à l’époque — il a chan­té l’évo­lu­tion de la con­di­tion fémi­nine avec une sub­jec­tiv­ité qui lui est pro­pre. S’il assume un côté “vieille France” et par­fois grognon face aux évo­lu­tions socié­tales, il est para­doxale­ment entouré et con­seil­lé par des femmes de tête, à com­mencer par son épouse Anne-Marie, qui gère son empire d’une main de fer.

Michel Sar­dou n’aime pas les femmes pour l’im­age déco­ra­tive qu’elles pour­raient ren­voy­er, mais pour leur car­ac­tère, leur capac­ité à lui tenir tête et à le bous­culer dans ses cer­ti­tudes. Pour Bobea, nous avons enquêté sur ces mus­es de l’om­bre qui ont façon­né sa car­rière. Sar­dou est l’homme d’une époque charnière, capa­ble de déclar­er son amour aux femmes tout en fustigeant les dérives qu’il ne com­prend plus. Un por­trait sans con­ces­sion d’un homme de son temps qui, au-delà des polémiques, reste un amoureux indé­fectible du genre féminin, prou­vant que der­rière le “patron” se cache un obser­va­teur atten­tif et sou­vent ému par la gent fémi­nine.

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