Ursula von der Leyen Dénonce l’Immobilisme et Propose un “Pacte Vert Féminin” pour 2026

Som­met de Glas­gow +2 : Le Dis­cours Qui a Sec­oué l’Étab­lisse­ment

L’at­mo­sphère était élec­trique au Som­met des Nations Unies sur le Cli­mat (Glas­gow +2) ce jeu­di. Alors que les négo­ci­a­tions s’en­li­saient dans les habituels désac­cords entre les blocs économiques, c’est une voix puis­sante et famil­ière qui a brisé le silence tiède : celle d’Ursu­la von der Leyen, Prési­dente de la Com­mis­sion européenne. Son inter­ven­tion, large­ment saluée comme la plus auda­cieuse de l’an­née, n’a pas seule­ment dénon­cé l’im­mo­bil­isme ; elle a pro­posé une refonte com­plète de la stratégie cli­ma­tique mon­di­ale sous le prisme de l’équité.

“Nous ne pou­vons plus nous per­me­t­tre une écolo­gie sans âme,” a martelé la dirigeante, vis­i­ble­ment lassée des demi-mesures. S’adres­sant directe­ment aux lead­ers, majori­taire­ment mas­culins, elle a mis en lumière un fait sou­vent ignoré : les femmes et les filles sont les pre­mières vic­times des désas­tres écologiques, tout en étant les actri­ces les plus effi­caces du change­ment à l’échelle locale.

Son annonce sur­prise ? Le lance­ment, pour 2026, du “Pacte Vert Féminin”. Ce n’est pas qu’un pro­gramme de finance­ment, c’est une philoso­phie. Il vise à fléch­er 200 mil­liards d’eu­ros (provenant d’un mix de fonds européens et de parte­nar­i­ats privés) vers des ini­tia­tives spé­ci­fique­ment dirigées par des femmes dans le Sud Glob­al. Ce finance­ment servi­ra à :

  • For­mer des agricul­tri­ces aux tech­niques de résilience hydrique.
  • Soutenir des entre­pre­neures dans la pro­duc­tion d’én­ergie solaire domes­tique.
  • Inve­stir dans l’é­d­u­ca­tion des filles, fac­teur clé, selon l’ONU, de la sta­bil­i­sa­tion démo­graphique et envi­ron­nemen­tale.

L’onde de choc fut immé­di­ate. Les cri­tiques, prin­ci­pale­ment issues des lob­bys des éner­gies fos­siles, y voient une manœu­vre poli­tique. Mais pour les activistes comme Vanes­sa Nakate, ce pacte est une recon­nais­sance indis­pens­able. Il ne s’ag­it plus de “sauver la planète,” mais de “don­ner le pou­voir à celles qui la nour­ris­sent et la pro­tè­gent,” a‑t-elle déclaré.

Ursu­la von der Leyen, par ce coup de maître stratégique et moral, repo­si­tionne l’Eu­rope non seule­ment comme leader cli­ma­tique, mais comme cham­pi­onne d’un développe­ment durable qui n’ou­blie pas sa dimen­sion humaine et surtout… fémi­nine. Le Pacte Vert Féminin pour­rait bien être le tour­nant que la décen­nie attendait.

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