Victoria de Suède : Scandale Banni Gala Climat

La famille royale de Suède se retrou­ve au cen­tre d’une polémique fra­cas­sante ce 30 octo­bre 2025, après l’an­nonce de la “mise à l’é­cart” de la Princesse héri­tière Vic­to­ria du pres­tigieux Gala du Mil­lé­naire. La rai­son ? Une prise de posi­tion publique jugée “inac­cept­able” par le Palais, où l’héri­tière du trône a explicite­ment soutenu la désobéis­sance civile con­tre un pro­jet minier con­tro­ver­sé en Laponie.

L’in­ci­dent remonte à la semaine dernière. Lors d’un dis­cours impro­visé à l’U­ni­ver­sité d’Up­p­sala sur le thème de “L’Ur­gence Cli­ma­tique et la Jeunesse”, la Princesse Vic­to­ria a dévié du pro­to­cole strict pour apporter son sou­tien aux mil­i­tants sâmes et écol­o­gistes qui blo­quent un site d’ex­trac­tion de ter­res rares. Elle aurait déclaré : “Par­fois, la loi du cœur et de la planète doit primer sur la loi de l’in­dus­trie. L’His­toire jugera ceux qui choi­sis­sent la destruc­tion silen­cieuse. La résis­tance paci­fique est un devoir moral.”

Cette phrase a eu l’ef­fet d’une bombe dans le Roy­aume, divisant l’opin­ion et provo­quant une crise con­sti­tu­tion­nelle larvée. Le Gala du Mil­lé­naire, qui devait célébr­er les avancées tech­nologiques financées par de grands groupes indus­triels, était un événe­ment clé de la Cour. L’ab­sence de la Princesse Vic­to­ria, annon­cée par un com­mu­niqué laconique évo­quant des “engage­ments imprévus de dernière minute”, est perçue par tous comme une sanc­tion directe du Roi Carl XVI Gustaf.

Selon le jour­nal­iste roy­al Johan T. Bäck­ström, spé­cial­iste de la Couronne, il s’ag­it d’un acte sans précé­dent : “Jamais une héri­tière du trône n’avait pris un risque poli­tique aus­si élevé. Vic­to­ria est extrême­ment pop­u­laire, elle est l’in­car­na­tion d’une monar­chie mod­erne et engagée. Mais en sou­tenant ouverte­ment la désobéis­sance civile, elle a franchi la ligne rouge qui sépare le sym­bole de l’ac­tivisme. Le Roi a dû choisir entre les intérêts économiques du pays et l’opin­ion publique.”

L’af­faire met en lumière les ten­sions crois­santes entre les monar­chies européennes et la jeune généra­tion, ultra-sen­si­ble aux enjeux cli­ma­tiques. Le Palais red­oute que la Princesse Vic­to­ria, par son aura, n’en­cour­age les actions directes con­tre les intérêts économiques majeurs de la Suède. Son geste est com­paré à celui d’autres mem­bres de familles royales, qui ont dû s’éloign­er des pro­jecteurs après des pris­es de posi­tion non con­formes aux attentes pro­to­co­laires.

Pen­dant ce temps, les mou­ve­ments écol­o­gistes et les mil­i­tants pour les droits des Sâmes ont trans­for­mé la sanc­tion en vic­toire. Un rassem­ble­ment a eu lieu devant le Palais roy­al, où des cen­taines de per­son­nes arbo­raient des pan­car­tes à l’ef­figie de la Princesse avec sa cita­tion : “La résis­tance paci­fique est un devoir moral.” L’ac­tiviste sâme Elin Olovs­son a déclaré : “Le silence de la Cour est plus élo­quent que n’im­porte quel dis­cours. Vic­to­ria a util­isé sa voix pour nous, et nous utilis­erons nos voix pour elle.” Le scan­dale roy­al devient ain­si un sym­bole de la lutte cli­ma­tique qui divise l’Eu­rope.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *