La chroniqueuse et sexologue de renom, Maïa Mazaurette, a provoqué une onde de choc médiatique ce 30 octobre 2025 avec la publication de son nouvel essai, Mon Corps M’appartient Encore, qui dénonce l’injonction sociale au “désir féminin post-maternité” et la phrase toxique : “Quand tu es en couple, ton corps ne t’appartient plus”. Son travail remet en question les pressions exercées sur les jeunes mères pour maintenir une vie sexuelle “performante” et sans faille après l’accouchement.
L’essai de Mazaurette argumente que, dans la société contemporaine, le corps de la femme est souvent perçu comme une ressource à disposition, que ce soit pour la reproduction, le plaisir du partenaire, ou l’esthétique. Après la naissance d’un enfant, cette pression atteint son paroxysme. “On demande aux femmes de retrouver leur corps d’avant, de retrouver leur libido d’avant, comme si le tsunami de la maternité était un simple rhume. C’est violent et c’est une forme de viol conjugal silencieux,” écrit la sexologue.
L’une des idées centrales de l’ouvrage est la déconstruction de la phrase “Ton corps ne t’appartient plus”, que l’on entend souvent, à tort, dans le contexte d’un mariage ou d’un engagement. Maïa Mazaurette insiste sur le fait que le consentement et l’autonomie corporelle doivent rester absolus, même au sein du couple et après des années de vie commune. La fatigue, les changements hormonaux, le nouveau rôle de mère peuvent légitimement modifier le désir, et cette réalité doit être acceptée sans jugement par le partenaire.

Le débat a été immédiatement repris par les plateformes de discussion en ligne et les émissions de télévision. Des milliers de jeunes mères ont partagé leur propre expérience de la fatigue, du manque de désir et du sentiment de culpabilité face à un partenaire déçu. Le travail de Mazaurette est considéré comme un outil de libération qui donne un vocabulaire et une légitimité à l’expérience féminine post-partum.
Cet essai n’est pas seulement une analyse psychologique ; c’est un plaidoyer pour une éducation sexuelle et affective plus honnête qui intègre la réalité du cycle de vie des femmes. Il encourage les couples à redéfinir leur intimité, en insistant sur la tendresse, la communication et les formes d’affection qui ne sont pas nécessairement le coït. Ce 30 octobre, Maïa Mazaurette rappelle que le premier droit d’une femme est de posséder son corps et de décider, sans pression, de son désir.