Introduction
Le paysage politique ivoirien est à nouveau secoué par une décision majeure : le président Alassane Ouattara a récemment écarté les principaux leaders de l’opposition du processus électoral. Ce choix, qui intervient à l’aube des élections de 2025, suscite de vives inquiétudes quant à la stabilité du pays et à la préservation de la paix civile. Quels sont les enjeux pour les femmes, la jeunesse et la société ivoirienne ? Analyse d’une situation à haut risque.
Un contexte politique sous tension
Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire tente de tourner la page des crises post-électorales qui ont marqué son histoire récente. Pourtant, la décision du chef de l’État d’exclure de la course les poids lourds de l’opposition, dont certains anciens présidents et figures historiques, ravive les craintes d’un retour à l’instabilité. Les partisans du pouvoir évoquent la nécessité de garantir la sécurité et la modernisation du pays, tandis que l’opposition dénonce une dérive autoritaire et un déni de démocratie.
Les réactions de la société civile
La société civile ivoirienne, et notamment les associations de femmes, s’inquiète de la tournure des événements. Pour beaucoup, la paix civile reste fragile, et tout glissement pourrait avoir des conséquences dramatiques, en particulier pour les familles et les enfants.
« Nous avons connu la guerre, nous savons ce que cela coûte. Il faut préserver la paix, mais pas au prix de la démocratie », témoigne Awa, présidente d’une ONG féminine à Abidjan.
Les femmes en première ligne
Dans ce contexte, les femmes ivoiriennes jouent un rôle central : médiatrices, éducatrices, entrepreneures, elles sont souvent les premières à subir les conséquences des crises, mais aussi les premières à œuvrer pour la réconciliation. Beaucoup appellent à un dialogue inclusif et à la prise en compte de la voix des femmes dans les négociations politiques.
Les risques de tensions et de violences
L’exclusion de l’opposition pourrait entraîner :
Des manifestations de rue et des affrontements entre partisans des différents camps
Un boycott du scrutin, remettant en cause la légitimité du futur président
Un climat de méfiance généralisée, nuisible à l’économie et à l’investissement
Une montée de la désinformation sur les réseaux sociaux, attisant les divisions

Les enjeux pour la jeunesse
La jeunesse ivoirienne, majoritaire dans la population, aspire à la stabilité, à l’emploi et à la justice sociale. Beaucoup s’inquiètent de voir leur avenir compromis par des querelles politiques.
« Nous voulons voter, choisir notre avenir, pas subir les décisions d’en haut », explique Mariam, étudiante à Bouaké.
Appels à la médiation internationale
Face à la gravité de la situation, plusieurs organisations internationales, dont l’Union africaine et l’ONU, appellent au dialogue et à la transparence. Des missions de bons offices sont en cours, mais la situation reste incertaine.
Conseils pour les femmes et les familles
S’informer auprès de sources fiables pour éviter la propagation de rumeurs
Participer aux initiatives locales de dialogue et de paix
Encourager les jeunes à s’exprimer de façon pacifique et responsable
Soutenir les associations qui œuvrent pour la cohésion sociale
Conclusion
La Côte d’Ivoire se trouve à un tournant décisif. Si la paix civile doit être préservée à tout prix, elle ne peut l’être au détriment de la démocratie et de l’inclusion. Les femmes, véritables piliers de la société ivoirienne, ont un rôle clé à jouer pour éviter que le pays ne retombe dans la violence. La vigilance, le dialogue et le courage citoyen seront les meilleurs alliés de la stabilité.