Introduction
En 2025, l’endométriose reste un enjeu de santé publique majeur, touchant près d’une femme sur dix en France. Longtemps ignorée ou minimisée, cette maladie chronique gagne enfin en visibilité : campagnes nationales, recherches scientifiques, témoignages de patientes et mobilisation des associations. Mais les avancées sont-elles à la hauteur des attentes ? Où en est la prise en charge ? BOBEA fait le point sur les progrès, les défis et donne la parole à celles qui vivent l’endométriose au quotidien.
L’endométriose, une maladie complexe et invalidante
L’endométriose se caractérise par la présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus, provoquant douleurs, fatigue, troubles digestifs, infertilité. Le diagnostic reste difficile : il faut en moyenne 7 ans pour poser un nom sur la maladie. Les patientes dénoncent encore l’errance médicale, le manque de formation des professionnels et la banalisation de leur souffrance.

Les avancées de 2025
Un plan national renforcé
Le plan national de lutte contre l’endométriose, lancé en 2022, a été renforcé cette année :
- Formation obligatoire des médecins généralistes et gynécologues
- Développement de centres experts régionaux
- Prise en charge accrue des traitements innovants (hormonothérapie, chirurgie mini-invasive)
Recherche et innovation
Les équipes de l’INSERM et du CNRS ont identifié de nouveaux biomarqueurs permettant un diagnostic plus précoce. Des essais cliniques testent des traitements personnalisés, et la télémédecine facilite le suivi des patientes éloignées.
Témoignages de patientes
« J’ai mis 10 ans à être diagnostiquée. Aujourd’hui, grâce à mon centre expert, je revis. Mais il reste trop de femmes qui souffrent en silence. » – Julie, 29 ans, Lille
« La douleur était telle que je ne pouvais plus travailler. Les traitements m’aident, mais j’attends encore une vraie reconnaissance de la maladie dans le monde du travail. » – Fatou, 37 ans, Paris
Les défis qui restent à relever
Accès aux soins : des inégalités persistantes
Toutes les femmes n’ont pas accès à un centre expert ou à des spécialistes formés. Les délais pour obtenir un rendez-vous restent longs, surtout en zone rurale.
Reconnaissance de la maladie
Si l’endométriose est désormais reconnue comme affection de longue durée (ALD), la prise en charge reste inégale selon les régions et les employeurs. Beaucoup de patientes peinent à faire valoir leurs droits.

Lutte contre les idées reçues
La maladie reste entourée de tabous : « c’est normal d’avoir mal pendant ses règles », « c’est dans la tête »… Les campagnes de sensibilisation doivent encore cibler le grand public, les employeurs, les familles.
Encadré : Où trouver de l’aide ?
- EndoFrance : information, groupes de parole, soutien juridique
- Resendo : réseau de centres experts
- Ligne d’écoute nationale : 0 800 800 927
Conclusion : Espoir et mobilisation
L’endométriose sort de l’ombre, mais le combat continue. Les avancées médicales, la mobilisation des patientes et la reconnaissance institutionnelle sont des progrès majeurs. Chez BOBEA, nous continuerons à relayer la voix des femmes concernées, à informer et à soutenir la recherche pour que, demain, plus aucune femme ne soit laissée seule face à la maladie.