Index égalité professionnelle 2025 : sanctions, nouveautés et perspectives – Ce qui change pour les entreprises cette année

Intro­duc­tion

L’Index de l’égalité pro­fes­sion­nelle s’impose comme un out­il cen­tral de la poli­tique d’égalité salar­i­ale en France. Mais en 2025, la lég­is­la­tion se durcit : sanc­tions ren­for­cées, seuils revus, nou­velles oblig­a­tions de trans­parence et de cor­rec­tion. Quelles sont les con­séquences con­crètes pour les entre­pris­es ? Quelles évo­lu­tions atten­dre avec la trans­po­si­tion de la direc­tive européenne ? BOBEA fait le point sur les nou­veautés, les risques et les per­spec­tives.

Sanc­tions : des mesures finan­cières dis­sua­sives

Le non-respect des oblig­a­tions liées à l’Index égal­ité pro­fes­sion­nelle expose l’entreprise à une pénal­ité pou­vant attein­dre 1 % de la masse salar­i­ale annuelle. Cette sanc­tion s’applique en cas de :

  • Non-pub­li­ca­tion vis­i­ble et lis­i­ble du score sur le site inter­net
  • Absence de trans­mis­sion aux autorités et au CSE
  • Non-mise en œuvre ou inef­fi­cac­ité des mesures cor­rec­tives
  • Main­tien d’un score inférieur à 75/100 au-delà de trois ans

Cette con­trainte vise à inciter les employeurs à pren­dre des mesures con­crètes pour réduire les écarts de traite­ment entre les sex­es.

Nou­veautés 2025 : seuils, indi­ca­teurs et oblig­a­tions ren­for­cés

Seuils de nota­tion et objec­tifs

Le seuil min­i­mal de 75 points pour­rait être relevé prochaine­ment, afin de pouss­er les entre­pris­es à adopter des actions cor­rec­tives plus ambitieuses. Les entre­pris­es ayant un score inférieur à 85/100 doivent fix­er des objec­tifs de pro­gres­sion, et celles sous 75/100 des mesures de cor­rec­tion, pub­liées et trans­mis­es à l’administration.

Nou­velles oblig­a­tions d’affichage et de com­mu­ni­ca­tion

  • Pub­li­ca­tion annuelle du score sur le site inter­net, acces­si­ble à tous
  • Com­mu­ni­ca­tion aux représen­tants du per­son­nel et aux salariés
  • Mise à jour annuelle ou tous les deux ans des mesures cor­rec­tives et des objec­tifs

Vers une har­mon­i­sa­tion européenne

La direc­tive européenne, que la France prévoit de trans­pos­er dès 2025, va impos­er de nou­veaux indi­ca­teurs : écarts de rémunéra­tion vari­ables, pro­por­tion de femmes et d’hommes dans chaque quar­tile, pub­li­ca­tion des écarts médi­ans… Les oblig­a­tions d’affichage et de com­mu­ni­ca­tion seront elles aus­si ren­for­cées.

Per­spec­tives : vers plus de trans­parence et d’efficacité

L’Index est désor­mais un levi­er de pro­grès pour les entre­pris­es : il per­met d’identifier les points faibles, d’adopter des mesures adap­tées et d’améliorer l’attractivité en matière de recrute­ment et de fidéli­sa­tion des tal­ents. Les sanc­tions plus sévères et les oblig­a­tions ren­for­cées devraient accélér­er la réduc­tion des écarts.

Con­clu­sion

En 2025, l’Index égal­ité pro­fes­sion­nelle fran­chit une nou­velle étape : sanc­tions finan­cières, oblig­a­tions de pub­li­ca­tion et de cor­rec­tion, indi­ca­teurs élar­gis. Les entre­pris­es doivent anticiper ces évo­lu­tions et s’engager résol­u­ment pour une égal­ité réelle. Chez BOBEA, nous con­tin­uerons à décrypter ces change­ments et à accom­pa­g­n­er les entre­pris­es dans leur trans­for­ma­tion.

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