Sommet de l’Union Africaine — Les femmes au cœur des enjeux de développement du continent

Le 36ème som­met de l’U­nion Africaine s’est ouvert hier à Addis-Abe­ba, en Éthiopie, avec un mot d’or­dre clair : plac­er les femmes au cœur du développe­ment du con­ti­nent. BOBEA vous emmène dans les couliss­es de cet événe­ment cru­cial pour l’avenir de l’Afrique.

Dès l’ou­ver­ture, la prési­dente de la Com­mis­sion de l’UA, Nkosazana Dlami­ni-Zuma, a don­né le ton : “L’Afrique ne peut pas se dévelop­per en lais­sant la moitié de sa pop­u­la­tion de côté.

L’é­man­ci­pa­tion des femmes est la clé de notre prospérité future.“Cette déc­la­ra­tion forte se traduit par des engage­ments con­crets. Un fonds de 100 mil­lions de dol­lars a été créé pour soutenir l’en­tre­pre­neuri­at féminin sur le con­ti­nent. “Nous voulons voir émerg­er une nou­velle généra­tion de busi­ness­women africaines”, explique Akin­wu­mi Adesina, prési­dent de la Banque Africaine de Développe­ment.

L’é­d­u­ca­tion des filles est égale­ment au cœur des débats. La Pre­mière min­istre éthiopi­enne, Sahle-Work Zewde, a annon­cé un ambitieux pro­gramme visant à attein­dre 100% de sco­lar­i­sa­tion des filles d’i­ci 2030. “C’est un investisse­ment pour l’avenir de notre con­ti­nent”, affirme-t-elle.La san­té des femmes n’est pas en reste. Un plan d’ac­tion con­ti­nen­tal pour réduire la mor­tal­ité mater­nelle a été adop­té. “Nous ne pou­vons plus accepter que don­ner la vie soit un risque mor­tel en Afrique”, s’indigne le Dr. Mat­shidiso Moeti, direc­trice régionale de l’OMS pour l’Afrique.La représen­ta­tion poli­tique des femmes est égale­ment à l’or­dre du jour. Plusieurs pays, dont le Rwan­da et le Séné­gal, ont partagé leurs expéri­ences réussies de quo­tas féminins dans les instances dirigeantes. “Nous avons besoin de plus de femmes aux postes de déci­sion”, insiste Ellen John­son Sir­leaf, anci­enne prési­dente du Liberia.

Mais au-delà des dis­cours, les défis restent immenses. Iné­gal­ités économiques, vio­lences sex­istes, mariages pré­co­ces… Autant de fléaux qui per­sis­tent sur le con­ti­nent. “Nous avons con­science du chemin qui reste à par­courir”, recon­naît Bine­ta Diop, envoyée spé­ciale de l’UA pour les femmes, la paix et la sécu­rité. “Mais nous sommes déter­minées à aller de l’a­vant.”

Ce som­met mar­que-t-il un tour­nant pour les femmes africaines ? BOBEA con­tin­uera de suiv­re de près les avancées et les défis de cette nou­velle ère qui s’ou­vre pour le con­ti­nent.

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