La Journée internationale des femmes et des filles de science, célébrée le 11 février, a été l’occasion de dresser un bilan mitigé des progrès réalisés et des obstacles persistants dans le domaine des STEM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques).
Selon les dernières statistiques de l’UNESCO, la proportion de femmes dans la recherche scientifique a atteint 33% en 2025, une augmentation modeste mais significative par rapport aux 28% de 2015. Cette progression varie considérablement selon les régions et les disciplines.
Avancées notables :
- Dans le domaine de la biologie, les femmes représentent désormais 48% des chercheurs.
- Le nombre de femmes lauréates de prix Nobel scientifiques a doublé depuis 2020.
- Les programmes de mentorat et de bourses spécifiques pour les filles en STEM se sont multipliés.
Défis persistants :
- En informatique et en ingénierie, les femmes restent sous-représentées (moins de 25%).
- L’écart salarial entre hommes et femmes dans les carrières scientifiques demeure significatif (15% en moyenne).
- Les femmes scientifiques font toujours face au “plafond de verre” pour accéder aux postes de direction.
La Dr. Maria Rodriguez, astrophysicienne et porte-parole de l’initiative “Women in Space”, souligne : “Nous avons fait des progrès, mais il reste un long chemin à parcourir. Il est crucial de continuer à lutter contre les stéréotypes de genre dès le plus jeune âge.”
Des initiatives innovantes émergent pour relever ces défis. Le programme “Girls Who Code” s’est étendu à 50 pays, offrant des formations gratuites en programmation aux adolescentes. L’Union Européenne a lancé le fonds “Women Innovators” doté de 100 millions d’euros pour soutenir les start-ups scientifiques fondées par des femmes.

La pandémie de COVID-19 a eu un impact paradoxal : si elle a mis en lumière le rôle crucial des femmes scientifiques, elle a aussi exacerbé les inégalités, de nombreuses chercheuses ayant dû jongler entre carrière et responsabilités familiales accrues.
En conclusion, si les progrès sont réels, des efforts soutenus sont nécessaires pour atteindre une véritable parité dans les sciences. L’enjeu est crucial, non seulement pour l’égalité des genres, mais aussi pour l’innovation et le progrès scientifique global.