Contexte et faits du jour
Le 19 juin 2025, l’hôpital Soroka de Beer Sheva, au sud d’Israël, a été touché par une frappe iranienne, provoquant d’importants dégâts et faisant de nombreux blessés1234. Selon les autorités israéliennes, 47 à 71 personnes ont été blessées, dont certaines souffrant d’anxiété après l’attaque. L’établissement, reconnu pour accueillir aussi bien des soldats israéliens blessés que des civils de toutes confessions – y compris des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza – est devenu le symbole d’une résilience collective face à la violence.
Le président Isaac Herzog, en visite sur les lieux, a souligné la nécessité de reconstruire et de renforcer la cohésion, rappelant que l’hôpital soignait indistinctement Juifs, musulmans et chrétiens, et que des otages libérés de Gaza y avaient été pris en charge2. Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz ont dénoncé un acte délibéré, qualifié de crime de guerre, promettant des représailles contre l’Iran14.
Les femmes au cœur de la crise
Dans ce contexte de crise, les femmes – qu’elles soient soignantes, patientes ou membres des familles – se retrouvent en première ligne. À Soroka, une majorité du personnel infirmier et paramédical est féminin. Ces professionnelles, formées à la gestion de l’urgence, ont fait preuve d’un sang-froid remarquable pour organiser l’évacuation des blessés, rassurer les familles et maintenir la continuité des soins malgré les dégâts matériels.
Des témoignages recueillis sur place évoquent des scènes de solidarité : des infirmières aidant des enfants paniqués, des médecins coordonnant les premiers secours, des bénévoles – souvent des femmes – distribuant eau et nourriture aux rescapés. Cette mobilisation spontanée illustre la force du tissu social féminin dans les situations extrêmes.
L’impact psychologique sur les femmes
Au-delà de l’urgence médicale, l’impact psychologique de l’attaque est considérable, notamment pour les femmes enceintes, les mères de famille et les soignantes. Les spécialistes alertent sur les risques de stress post-traumatique et sur la nécessité d’un accompagnement psychologique spécifique. Les associations locales ont d’ores et déjà mis en place des cellules d’écoute et de soutien, particulièrement destinées aux femmes ayant vécu l’attaque ou ayant des proches hospitalisés.

Une dimension géopolitique et humanitaire
L’attaque de l’hôpital Soroka intervient dans un contexte de tension extrême entre Israël et l’Iran. Si Téhéran affirme avoir visé une base militaire voisine, les autorités israéliennes dénoncent une attaque directe contre une structure civile, pointant la gravité d’un tel acte au regard du droit international3. Cette situation met en lumière la vulnérabilité des établissements de santé en temps de conflit, et la nécessité de protéger les populations civiles, en particulier les femmes et les enfants.
La solidarité féminine, moteur de la résilience
Face à l’adversité, la solidarité féminine s’exprime à tous les niveaux : entraide entre patientes, soutien aux familles, mobilisation des associations pour la collecte de dons et la prise en charge des blessés. Cette dynamique, essentielle dans la gestion de crise, mérite d’être valorisée et soutenue par les pouvoirs publics.
Conclusion
L’attaque contre l’hôpital Soroka de Beer Sheva rappelle la fragilité des infrastructures de santé en zone de conflit, mais aussi la force et la résilience des femmes face à l’épreuve. Qu’elles soient soignantes, patientes ou bénévoles, elles incarnent l’espoir d’une société capable de surmonter la violence par la solidarité et l’engagement.