À plus de 90 ans, Gloria Steinem ne s’est pas contentée d’entrer dans l’histoire ; elle continue de l’écrire. En 2026, l’icône du féminisme mondial reste la boussole de celles qui refusent le statu quo. Dans un entretien exclusif, elle revient sur ce qu’elle appelle « la révolution inachevée ».
L’art de la transmission
Pour Steinem, le combat n’est plus seulement législatif, il est culturel. Elle observe avec une acuité rare les mouvements de la nouvelle génération. “Le changement n’est pas une destination, c’est un chemin que l’on trace chaque jour”, nous confie-t-elle. Sa force réside dans sa capacité à lier les luttes d’hier — le droit de disposer de son corps, l’égalité salariale — aux défis technologiques de demain, comme l’impact de l’IA sur la perception des femmes.

Une icône de style et de fond
Au-delà de ses discours, c’est son attitude qui fascine. Celle qui a infiltré le club Playboy pour dénoncer l’exploitation des femmes n’a rien perdu de son mordant. Elle exhorte les lectrices de BOBEA à ne jamais céder à la fatigue militante. Dans un monde qui se radicalise, Gloria Steinem prône une écoute radicale et une solidarité sans frontières. Elle reste la preuve que l’indignation est le plus beau des secrets de jeunesse.