Par la Rédaction Couple de BOBEA Temps de lecture : 7 minutes | 710 mots
Le témoignage d’Aline soulève un paradoxe que de nombreuses femmes rencontrent dans le secret de leur foyer : la jalousie asymétrique. Antonin, son compagnon, exerce une surveillance constante sur elle, alors qu’il s’affiche sans complexe avec ses collègues féminines. Ce comportement, loin d’être anodin, met en péril l’équilibre du couple. Est-ce une preuve d’amour ou une forme de contrôle toxique ?
Le paradoxe du jaloux “exhibitionniste”
La jalousie d’Antonin est ce qu’on appelle en psychologie une projection. Souvent, celui qui craint l’infidélité de l’autre est celui qui, par ses propres interactions sociales (ici avec ses collègues), connaît la fragilité des limites. En s’affichant, il cherche peut-être à tester son propre pouvoir de séduction tout en verrouillant celui de sa partenaire pour ne pas se sentir en danger. Pour Aline, la situation est étouffante : elle subit le poids de la suspicion tout en encaissant le spectacle de la liberté d’Antonin.

Sortir du cercle vicieux : La communication radicale
Madame Bobea est formelle : un foyer en danger n’est pas un foyer condamné, à condition de nommer les choses. La jalousie maladive n’est pas une preuve d’amour, c’est une preuve d’insécurité. Aline doit poser des limites claires. La confiance n’est pas un dû, c’est un contrat. Si Antonin refuse de reconnaître le double standard qu’il impose, le couple se dirige vers une rupture de communication irrémédiable.
Le plan d’action pour Aline
- Le miroir : Verbaliser calmement le paradoxe : “Tu t’inquiètes quand je sors, mais tu t’affiches avec tes collègues. Comment penses-tu que je me sens ?”
- L’indépendance : Ne pas réduire ses propres activités sociales pour “calmer” le jaloux. Cela ne fait qu’alimenter le monstre.
- Le tiers médiateur : Si le dialogue est rompu, une thérapie de couple est nécessaire pour comprendre la racine de cette peur de l’abandon.