CONFIDENCES : “J’aime les hommes autoritaires, est-ce dangereux ?”

PSYCHO ET SOCIÉTÉ – LE TÉMOIGNAGE SANS TABOU DE FANNY

Dans notre rubrique Con­fi­dences, Fan­ny, 34 ans, ose abor­der un sujet qui reste sou­vent dans l’om­bre : l’at­trait pour l’au­torité mas­cu­line dans le cou­ple. « J’aime me sen­tir pro­tégée, j’aime quand un homme prend les déci­sions et affirme sa volon­té. Est-ce que cela fait de moi une femme soumise ? Est-ce dan­gereux ? » s’in­ter­roge-t-elle. Son témoignage, d’une hon­nêteté rare, décon­stru­it les clichés sur les rap­ports de force.

Pour Fan­ny, ce besoin d’au­torité n’est pas syn­onyme d’op­pres­sion, mais de con­fort émo­tion­nel. Dans une vie pro­fes­sion­nelle où elle doit tout gér­er et diriger, elle cherche dans sa vie privée un parte­naire capa­ble de lui offrir un cadre solide. « C’est une ques­tion de polar­ité », explique-t-elle. « J’ai besoin de quelqu’un qui a une poigne, quelqu’un qui sait où il va. Cela me per­met de lâch­er prise, de me déten­dre vrai­ment. » Toute­fois, la ques­tion du dan­ger est légitime. Les experts de BOBEA rap­pel­lent que la lim­ite entre autorité saine (pro­tec­trice, respectueuse) et emprise tox­ique est la lib­erté de dire “non”. Tant que l’au­torité est un jeu con­sen­ti qui apporte de la sécu­rité et du plaisir mutuel, elle fait par­tie de la diver­sité des désirs humains. Le dan­ger com­mence là où le dia­logue s’ar­rête et où l’in­tim­ité devient une prison. Le réc­it de Fan­ny nous invite à réfléchir sur nos pro­pres besoins, loin des dik­tats socié­taux, et à assumer notre part d’om­bre avec lucid­ité.

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