DOSSIER BOBEA  1 : LES FEMMES DU SUD – LES GRANDES OUBLIÉES DE L’ACTIVISME FÉMINISTE ?

Intro­duc­tion : Un prisme sou­vent trop étroit

Depuis des décen­nies, l’his­toire offi­cielle du fémin­isme sem­ble s’être écrite dans les salons parisiens, les uni­ver­sités améri­caines ou les rues de Lon­dres. Pour­tant, en ce 29 jan­vi­er 2026, il est temps de décen­tr­er notre regard. Si les suf­fragettes occi­den­tales ont ouvert des portes, des mil­lions de femmes dans l’hémis­phère Sud ont mené des com­bats tout aus­si féro­ces, sou­vent au péril de leur vie, dans une indif­férence médi­a­tique qua­si totale. Qui sont ces “grandes oubliées” qui ont pour­tant façon­né le monde mod­erne ?

L’ac­tivisme invis­i­ble : Au-delà des fron­tières occi­den­tales

Le fémin­isme ne s’est pas exporté d’Oc­ci­dent vers le reste du monde comme un pro­duit de con­som­ma­tion. Il a émergé de manière organique dans le Sud glob­al, porté par des con­textes de décoloni­sa­tion et de luttes pour la sou­veraineté.

  • En Afrique : Des fig­ures comme Fun­mi­layo Ran­some-Kuti au Nige­ria ont lut­té pour le droit de vote et con­tre les tax­es colo­niales dès les années 40, alliant droits des femmes et libéra­tion nationale.
  • En Amérique Latine : Le mou­ve­ment des “Mères de la Place de Mai” en Argen­tine a redéfi­ni le rôle poli­tique des femmes face à la dic­tature, trans­for­mant la mater­nité en une force de résis­tance inde­struc­tible.
  • En Asie : Les col­lec­tifs de femmes en Inde, comme le mou­ve­ment Chip­ko, ont été les pio­nnières de l’é­cofémin­isme, pro­tégeant leurs ter­res tout en exigeant une place dans la gou­ver­nance locale.

2026 : Le tour­nant de l’in­ter­sec­tion­nal­ité

En 2026, le con­cept d’in­ter­sec­tion­nal­ité n’est plus un terme académique, c’est une réal­ité de ter­rain. Les femmes du Sud nous enseignent que l’on ne peut sépar­er la lutte con­tre le patri­ar­cat de la lutte con­tre les iné­gal­ités économiques et le néo­colo­nial­isme. Leur fémin­isme est holis­tique : il englobe l’ac­cès à l’eau, la pro­priété fon­cière et la préser­va­tion des savoirs ances­traux.

Pourquoi les avons-nous oubliées ?

Le silence entourant ces héroïnes s’ex­plique par une struc­ture médi­a­tique qui a longtemps priv­ilégié les réc­its “uni­versels” (com­pren­dre : occi­den­taux). Redonner leur place à ces femmes, c’est enrichir notre pro­pre com­préhen­sion de la lib­erté. Chez BOBEA, nous croyons que l’avenir du lead­er­ship féminin se trou­ve dans cette fusion des savoirs mon­di­aux.

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