Dans les dîners parisiens huppés qui marquent cette fin janvier 2026, un seul nom est sur toutes les lèvres : Greta Gerwig. La réalisatrice de Barbie et de Little Women est officiellement pressentie pour présider le jury du 79e Festival de Cannes en mai prochain. Pour BOBEA, cette nomination n’est pas qu’une récompense pour son succès commercial ; c’est le signal que l’institution cannoise accepte enfin de changer de regard sur le monde.
La fin du cinéma contemplatif androcentré
Pendant des décennies, Cannes a été le bastion d’un certain cinéma d’auteur masculin, souvent austère et déconnecté des réalités populaires. La présidence de Gerwig en 2026 marquerait l’avènement définitif du “Female Gaze” (le regard féminin) au plus haut niveau de l’exigence artistique. Gerwig apporte avec elle une vision où l’intelligence n’exclut pas le plaisir, où la sociologie se mêle au spectacle. Elle représente cette nouvelle garde de cinéastes qui traitent l’ambition féminine non pas comme un sujet d’étude, mais comme la norme narrative.
Une présidence sous le signe de l’influence politique
Greta Gerwig n’est pas seulement une réalisatrice ; c’est une stratège de l’image. Son arrivée à Cannes obligerait les studios et les plateformes de streaming à revoir leurs critères de sélection. On s’attend à un jury qui privilégiera des récits complexes, déconstruits et résolument tournés vers les enjeux du siècle : identité, climat, pouvoir des algorithmes. Les rumeurs agitent la Croisette avant l’heure, car tout le monde sait que le palmarès de 2026 sous l’égide de Gerwig définira les tendances culturelles de la prochaine décennie.

Le cinéma comme laboratoire de la pensée féminine
Pour nos lectrices universitaires, cette possible présidence est une victoire intellectuelle. Elle valide l’idée que le cinéma grand public peut être un outil de réflexion profonde. Gerwig a prouvé qu’on pouvait parler de patriarcat tout en créant des icônes mondiales. À Cannes 2026, la Croisette ne sera plus seulement un défilé de robes ; elle sera le théâtre d’une révolution du récit. Le monde du cinéma se prépare à une “ère Gerwig” qui promet de réenchanter le septième art par le prisme d’une intelligence féminine décomplexée.