VOYAGE : AMÉRIQUE INTERDITE – LE RÉCIT DE 4 PARISIENNES

Entre fas­ci­na­tion et malaise : Tra­vers­er les États-Unis sous l’ère Trump et l’ICE

Le rêve améri­cain con­fron­té au mur de la réal­ité

Elles s’ap­pel­lent Clara, Inès, Sarah et Camille. Ce 22 jan­vi­er 2026, elles sont de retour à Paris après un périple de trois semaines aux États-Unis. Mais leur témoignage est loin des clichés habituels du road-trip glam­our sur la Route 66. Dans une “Nou­velle Amérique” mar­quée par la poli­tique de fer­me­ture de Don­ald Trump et l’om­niprésence de l’ICE (Immi­gra­tion and Cus­toms Enforce­ment), leur séjour a pris une tour­nure inat­ten­due. “Nous n’avons pas recon­nu le pays que nous aimions tant”, con­fie Sarah.

Le cli­mat de sus­pi­cion : L’é­tranger comme men­ace

Dès leur arrivée à l’aéro­port JFK, le ton était don­né. Inter­roga­toires poussés, fouilles de télé­phones porta­bles et une atmo­sphère de méfi­ance général­isée. En 2026, le vis­age des États-Unis s’est dur­ci. L’ICE n’est plus seule­ment une agence aux fron­tières, c’est une force vis­i­ble dans les rues de New York ou de Chica­go. Nos qua­tre Parisi­ennes racon­tent le malaise ressen­ti face à des con­trôles d’i­den­tité aléa­toires dans les parcs nationaux et la mon­tée d’un sen­ti­ment de rejet des étrangers, même touristes. “On sent une frac­ture immense entre les côtes libérales et une Amérique pro­fonde qui sem­ble malade de sa pro­pre haine”, explique Clara.

Viva Amer­i­ca, c’est vrai­ment fini ?

Mal­gré la beauté éter­nelle du Grand Canyon ou des grat­te-ciel de Man­hat­tan, la ques­tion se pose : faut-il encore aller aux États-Unis en 2026 ? Pour ces qua­tre voyageuses, le bilan est amer. Elles décrivent un pays en proie à une para­noïa sécu­ri­taire qui étouffe la lib­erté. “Le rêve améri­cain s’est trans­for­mé en un sys­tème de sur­veil­lance per­ma­nent”, con­clu­ent-elles. Leur réc­it, que BOBEA développe en exclu­siv­ité, invite à une réflex­ion sur le rôle du voyageur dans un monde qui se ferme. L’Amérique reste une puis­sance, mais a‑t-elle per­du son âme d’ac­cueil ?

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