GRAND DOSSIER SOCIÉTÉ  : LA SOLITUDE DES FEMMES DE PLUS DE 60 ANS

L’épidémie silen­cieuse : Pourquoi 2026 doit être l’an­née de la recon­nex­ion fémi­nine

Le con­stat d’une frac­ture invis­i­ble

En ce jeu­di 22 jan­vi­er 2026, la France se réveille avec un chiffre qui fait froid dans le dos : plus de 4 mil­lions de femmes de plus de 60 ans déclar­ent souf­frir d’une soli­tude “chronique et douloureuse”. Dans les colonnes de BOBEA, nous refu­sons de voir cette sta­tis­tique comme une fatal­ité biologique liée à l’âge. La soli­tude des femmes seniors est le résul­tat d’une archi­tec­ture sociale qui, après avoir util­isé la force de tra­vail et de soin des femmes, les invis­i­bilise sitôt qu’elles quit­tent la vie active ou le rôle de mère pro­tec­trice.

Les racines du mal : Une tran­si­tion bru­tale

Le pre­mier choc est celui de la retraite. Pour la généra­tion de femmes nées dans les années 1960, le tra­vail a été le grand éman­ci­pa­teur. En 2026, per­dre son badge d’en­tre­prise, c’est per­dre son iden­tité sociale. Vient ensuite le “syn­drome du nid vide” qui, avec l’éloigne­ment géo­graphique des enfants pour des raisons économiques, trans­forme le foy­er en musée du sou­venir. Enfin, le veu­vage, qui frappe plus tôt et plus dure­ment les femmes, finit d’isol­er celles qui n’ont pas con­stru­it de réseau ami­cal autonome.

Le rôle de la tech­nolo­gie : Amie ou enne­mie ?

En 2026, l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle est partout. Si elle per­met de main­tenir un lien visuel via des écrans holo­graphiques, elle ne rem­place pas la chaleur d’une main posée sur une épaule. Le Dr Mar­ti­no, expert pour notre mag­a­zine, aver­tit : “Le cerveau humain a besoin de stim­uli sen­soriels réels. La soli­tude numérique est une illu­sion qui aggrave par­fois le sen­ti­ment d’a­ban­don.”

Pistes de renais­sance : L’habi­tat partagé et le men­torat

Heureuse­ment, des solu­tions émer­gent. La ten­dance est à l’habi­tat par­tic­i­patif : des groupes de femmes déci­dent de vieil­lir ensem­ble dans des apparte­ments partagés où l’en­traide rem­place l’isole­ment. Par ailleurs, le pro­gramme “Trans­mis­sion 2026” per­met à ces femmes de devenir les men­tors de jeunes entre­pre­neuses. Trans­met­tre son savoir, c’est rester vivante, utile et con­nec­tée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *