L’Aventure Africaine de Marlen et Caduce : À 20 ans, elles bâtissent le futur de la terre

Reportage : Le pari fou de deux jeunes femmes pour une agri­cul­ture régénéra­trice

Marlen (19 ans) et Caduce (20 ans) auraient pu choisir la sécu­rité d’é­tudes supérieures clas­siques ou le con­fort d’un stage dans une cap­i­tale européenne. Elles ont choisi la brousse, la sueur et la terre. En 2025, elles ont quit­té la France pour s’in­staller en Afrique avec un pro­jet pré­cis : créer une ferme pilote entière­ment basée sur les principes de la per­ma­cul­ture et de l’én­ergie solaire.

Par­tir pour mieux revenir à l’essen­tiel

Leur voy­age n’est pas une fuite, mais une quête de sens. « Nous voulions être utiles là où le défi cli­ma­tique est le plus con­cret », explique Caduce lors de notre entre­tien en visio­con­férence. Seules, sans grands cap­i­taux mais avec une déter­mi­na­tion de fer, elles ont négo­cié l’ac­cès à un ter­rain dégradé pour le trans­former en oasis nourri­cière.

Leur quo­ti­di­en est loin des clichés Insta­gram. C’est un tra­vail physique éprou­vant, entre la ges­tion de l’eau et la pro­tec­tion des cul­tures. Mais les pre­miers résul­tats sont là : leur ferme pro­duit déjà assez pour nour­rir le vil­lage voisin et génér­er un sur­plus com­mer­cial­isé locale­ment.

Un mod­èle pour la jeunesse mon­di­ale

Marlen et Caduce incar­nent par­faite­ment l’e­sprit de la Généra­tion Bily Coby : l’ac­tion directe. Elles ne deman­dent pas l’au­tori­sa­tion de chang­er le monde, elles le font. Leur aven­ture est suiv­ie par des mil­liers de jeunes sur les réseaux soci­aux, inspi­rant d’autres voca­tions de “néo-agricul­teurs”.

Elles prou­vent que l’indépen­dance fémi­nine peut s’ex­primer dans des secteurs tra­di­tion­nelle­ment mas­culins et dans des con­textes géo­graphiques com­plex­es. « On nous a dit que nous étions trop jeunes, que nous étions des filles de la ville… Aujour­d’hui, on nous demande nos con­seils », s’a­muse Marlen. Un mes­sage d’e­spoir qui mon­tre que l’aven­ture humaine, quand elle est cou­plée à une con­science écologique, reste le plus beau des pro­jets de vie.

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