Par la Rédaction – Enquête Spéciale Bordeaux
Depuis le 12 janvier 2026, le temps s’est arrêté pour la famille Selemani à Pessac, près de Bordeaux. Hatyce, une lycéenne sans histoire, n’a plus donné de signe de vie. Entre l’incompréhension et la colère, ses proches dénoncent une enquête qui piétine.
Une disparition soudaine et inquiétante
Hatyce a été vue pour la dernière fois quittant son domicile après une journée de cours ordinaire. Aucun départ volontaire n’est envisagé par ses proches. « Ma sœur n’est pas une fugitive, elle avait des projets, elle aimait sa vie », confie Erwann, son frère, dont la voix tremble de fatigue et d’angoisse. Depuis huit jours, les battues se succèdent, mais le téléphone de la jeune fille reste désespérément muet.

Le silence de l’institution policière
Le point de crispation majeur réside dans la communication avec les autorités. Selon Erwann Selemani, la police resterait trop évasive. « On nous dit de patienter, que les procédures sont en cours. Mais chaque heure compte ! Nous sommes désemparés et perdus face à ce mur de silence », déclare-t-il. La famille craint que les premières heures, cruciales dans ce genre d’affaire, n’aient été mal exploitées.
Une mobilisation citoyenne exemplaire
Face à ce qu’ils perçoivent comme une inertie, les habitants de Pessac et les camarades de Hatyce s’organisent. Les réseaux sociaux sont inondés d’appels à témoins. Pour la famille, cette solidarité est le dernier rempart contre l’oubli, alors que l’enquête semble s’enliser dans les méandres administratifs.