Santé : Protéger ses os après 50 ans — Les conseils du Dr Martino

Intro­duc­tion Pass­er le cap de la cinquan­taine est sou­vent vécu comme un nou­veau départ, une péri­ode de matu­rité et d’é­panouisse­ment. Cepen­dant, sur le plan phys­i­ologique, cette tran­si­tion coïn­cide avec des boule­verse­ments hor­monaux majeurs, notam­ment la ménopause, qui agis­sent silen­cieuse­ment sur l’un des piliers de notre autonomie : notre squelette. En 2026, la médecine ne se con­tente plus de soign­er les frac­tures ; elle mise sur une préven­tion proac­tive et per­son­nal­isée. Le Dr Mar­ti­no, expert de renom­mée inter­na­tionale en rhu­ma­tolo­gie, nous alerte : la san­té osseuse n’est pas une fatal­ité liée à l’âge, mais le résul­tat d’un investisse­ment quo­ti­di­en. Dans cet arti­cle, nous décryp­tons les mécan­ismes de la den­sité osseuse et les straté­gies pour con­serv­er une mobil­ité opti­male pen­dant les décen­nies à venir.

Ostéo­porose : Com­pren­dre les risques après la cinquan­taine

L’ostéo­porose est sou­vent qual­i­fiée de “mal­adie silen­cieuse” car elle pro­gresse sans douleur appar­ente jusqu’à la frac­ture fatidique. Le Dr Mar­ti­no explique que l’os est un tis­su vivant, en per­pétuel remod­e­lage. “Jusqu’à 30 ans, nous con­stru­isons notre cap­i­tal osseux. Après 50 ans, le mécan­isme s’in­verse : la destruc­tion osseuse dépasse la for­ma­tion”, pré­cise-t-il. Chez la femme, la chute bru­tale de la pro­duc­tion d’œstrogènes durant la ménopause accélère dras­tique­ment ce phénomène. Les œstrogènes jouent en effet un rôle de boucli­er pro­tecteur en freinant la dégra­da­tion des cel­lules osseuses.

En 2026, les out­ils de diag­nos­tic comme l’ostéo­den­sit­o­métrie sont devenus plus acces­si­bles et pré­cis, per­me­t­tant de détecter l’ostéopénie (le stade précurseur) bien avant que les risques ne devi­en­nent cri­tiques. Les zones les plus vul­nérables restent le col du fémur, les vertèbres et le poignet. Ignor­er ces risques, c’est s’ex­pos­er à une perte d’au­tonomie pro­gres­sive. Le Dr Mar­ti­no insiste sur le fait que l’hérédité joue un rôle, mais que le mode de vie reste le levi­er prin­ci­pal sur lequel nous pou­vons agir. Il est cru­cial de com­pren­dre que chaque mil­ligramme de den­sité osseuse préservé aujour­d’hui est une assur­ance pour votre lib­erté de mou­ve­ment demain.

Le pro­to­cole du Dr Mar­ti­no : Ali­men­ta­tion et activ­ité physique

Pour con­tr­er cette éro­sion naturelle, le Dr Mar­ti­no pré­conise un pro­to­cole rigoureux basé sur une syn­ergie entre nutri­tion et stim­u­la­tion mécanique. “La sup­plé­men­ta­tion aveu­gle ne suf­fit pas”, martèle-t-il. “Il faut une stratégie glob­ale.”

  1. L’assiette “Os Solide” : Le cal­ci­um reste la brique élé­men­taire de l’os. Cepen­dant, en 2026, on insiste davan­tage sur sa biodisponi­bil­ité. Le Dr Mar­ti­no con­seille de vari­er les sources : pro­duits laitiers de qual­ité, mais aus­si eaux minérales cal­ciques, légumes verts (bro­co­l­is, choux) et aman­des. Mais atten­tion : le cal­ci­um est inutile sans la vit­a­mine D, qui per­met son absorp­tion intesti­nale, et la vit­a­mine K2, qui dirige le cal­ci­um vers les os plutôt que vers les artères. Un bilan san­guin annuel est indis­pens­able pour ajuster ces apports.
  2. La stim­u­la­tion mécanique (L’ex­er­ci­ce de résis­tance) : C’est sans doute le point le plus révo­lu­tion­naire du pro­to­cole Mar­ti­no. Pour rester solide, l’os a besoin de con­traintes. Les activ­ités dites “en charge” — où le poids du corps impacte le sol — sont essen­tielles. La marche rapi­de, la danse ou le ten­nis sont excel­lents. Plus encore, le Dr Mar­ti­no recom­mande la mus­cu­la­tion mod­érée. En tirant sur les ten­dons, les mus­cles envoient un sig­nal chim­ique aux os pour qu’ils se den­si­fient. “Vingt min­utes de résis­tance trois fois par semaine font plus pour vos os que des heures de nata­tion”, affirme l’ex­pert.
  3. L’évite­ment des “voleurs d’os” : Le pro­to­cole inclut égale­ment une réduc­tion dras­tique de la con­som­ma­tion de sel, de caféine en excès et d’al­cool, qui favorisent la fuite du cal­ci­um dans les urines. Le tabag­isme, quant à lui, est le pre­mier enne­mi de l’ostéoblaste (la cel­lule qui con­stru­it l’os).

Con­clu­sion La fragilité osseuse n’est plus une fatal­ité en 2026. Grâce aux con­seils du Dr Mar­ti­no, nous com­prenons que la san­té de notre squelette est entre nos mains. En alliant une nutri­tion ciblée à une activ­ité physique dynamique, il est pos­si­ble non seule­ment de frein­er l’ostéo­porose, mais aus­si de main­tenir une vital­ité qui défie les sta­tis­tiques de l’âge. Pren­dre soin de ses os après 50 ans, c’est avant tout s’of­frir le luxe de la mobil­ité et de l’indépen­dance pour les trente prochaines années.

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