Rosa Bonheur : Nouveaux Secrets sur Nathalie Micas

L’his­to­ri­enne de l’art Cather­ine de la Roche a révélé ce 30 octo­bre 2025 de nou­veaux doc­u­ments fasci­nants sur la vie de l’artiste pein­tre Rosa Bon­heur (1822–1899). Ces décou­vertes, faites au Château de By près de Fontainebleau, où Bon­heur a vécu une grande par­tie de sa vie, appor­tent un éclairage inédit sur sa rela­tion avec sa com­pagne, Nathalie Micas, et son statut de pio­nnière dans l’ac­cep­ta­tion des mœurs non con­formes.

Les doc­u­ments con­sis­tent prin­ci­pale­ment en une série de let­tres intimes et de jour­naux jusqu’alors non inven­toriés. Ils détail­lent la pro­fondeur de l’en­gage­ment de Rosa Bon­heur envers Nathalie Micas, avec qui elle a vécu pen­dant plus de quar­ante ans, et témoignent d’une rela­tion amoureuse et intel­lectuelle intense. Cette révéla­tion vient défini­tive­ment bal­ay­er les inter­pré­ta­tions his­toriques qui ont sou­vent min­imisé leur rela­tion, la réduisant à une sim­ple “ami­tié chaste”. Le Château de By est désor­mais un lieu haute­ment sym­bol­ique de l’his­toire LGBTQIA+ française.

L’his­to­ri­enne Cather­ine de la Roche insiste égale­ment sur le car­ac­tère volon­taire­ment trans­gres­sif de Rosa Bon­heur. La pein­tre, célèbre pour ses toiles ani­mal­ières, avait obtenu une autori­sa­tion pré­fec­torale pour s’ha­biller en homme à Paris afin de pou­voir fréquenter les abat­toirs et les marchés aux ani­maux – des lieux inter­dits aux femmes. Les doc­u­ments con­fir­ment que le port du pan­talon n’é­tait pas seule­ment une néces­sité pra­tique, mais un acte poli­tique et une affir­ma­tion d’i­den­tité.

“Rosa Bon­heur était une femme qui s’est créée elle-même, en dehors des car­cans du XIXe siè­cle. Elle a non seule­ment exigé l’é­gal­ité artis­tique, mais elle a aus­si imposé son droit d’aimer libre­ment. Ces let­tres sont un tré­sor pour la mémoire des femmes et pour l’his­toire des mœurs,” explique l’his­to­ri­enne.

L’ex­po­si­tion prévue l’an­née prochaine au Grand Palais, basée sur ces nou­velles archives, met­tra en avant le car­ac­tère avant-gardiste de Rosa Bon­heur. Son œuvre sera réin­ter­prétée non seule­ment par son génie tech­nique, mais aus­si par sa vie non con­formiste. Le 30 octo­bre 2025 mar­que la recon­nais­sance défini­tive de Rosa Bon­heur comme une fig­ure cen­trale du fémin­isme his­torique, dont le courage per­son­nel a ouvert la voie à de nom­breuses généra­tions de femmes artistes et libres.

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