Le monde du sport de haut niveau est secoué par une dénonciation retentissante. La championne de natation française, Léonore F. (médaillée olympique en dos), a pris la parole ce 30 octobre 2025 pour dénoncer publiquement les écarts de primes “insoutenables” entre athlètes hommes et femmes dans les compétitions internationales de la FINA (Fédération Internationale de Natation). Elle affirme que le mérite des femmes est “sous-évalué de 40%” par rapport à leurs homologues masculins.
Dans un entretien accordé à L’Équipe, Léonore F. a exposé des données chiffrées précises, montrant que, pour une médaille d’or obtenue aux Championnats du Monde, la prime versée à une athlète féminine est significativement inférieure à celle d’un homme. “Nous nous entraînons autant, nous battons des records du monde, mais la FINA nous envoie un message clair : votre performance vaut 40% de moins que celle d’un homme. C’est non seulement injuste, mais c’est un manque de respect total,” a‑t-elle déclaré.
La dénonciation de Léonore F. est lourde de conséquences. Elle a lancé un appel à la grève symbolique pour la première journée des prochains Championnats du Monde, prévue en décembre. L’idée serait que les athlètes féminines arborent un maillot de bain noir sans logo, refusant de porter les couleurs des sponsors tant que l’égalité des primes n’est pas garantie. Déjà, plusieurs nageuses européennes et américaines, dont la championne du monde de papillon Sarah W., ont apporté leur soutien à ce mouvement.

L’enjeu est double. Il est financier, bien sûr, car ces primes sont souvent essentielles pour le financement de la carrière des athlètes. Mais il est aussi symbolique : l’inégalité des primes reflète l’inégalité de la valorisation médiatique et des revenus publicitaires, créant un cercle vicieux. La FINA, sous pression, a publié un communiqué défendant la complexité des négociations avec les diffuseurs, mais s’est engagée à “réévaluer les structures de récompense” dès l’année prochaine.
Le 30 octobre 2025 pourrait être le jour où les athlètes féminines, unies par ce mouvement, forcent les instances sportives internationales à respecter l’égalité de la performance. Léonore F. n’a pas seulement dénoncé une injustice salariale ; elle a réclamé la dignité du sport féminin.