Miss Lorraine : Harcèlement Sexuel, Comité Convoqué

La saga #MeToo Miss France prend une tour­nure judi­ci­aire majeure ce 30 octo­bre 2025. Pauline R., anci­enne Miss Lor­raine 2018, a déposé plainte con­tre X pour har­cèle­ment sex­uel et abus de pou­voir, ciblant un ancien mem­bre influ­ent du comité d’or­gan­i­sa­tion du con­cours région­al. Le par­quet de Nan­cy a con­fir­mé l’ou­ver­ture d’une enquête prélim­i­naire, et le coup de ton­nerre a for­cé la Société Miss France à con­vo­quer une réu­nion de crise.

Le témoignage de Pauline R., révélé en exclu­siv­ité par le quo­ti­di­en Le Parisien, dépeint un envi­ron­nement de tra­vail tox­ique et des pres­sions con­stantes exer­cées par le mis en cause. Elle dénonce des avances insis­tantes, des com­men­taires dégradants sur son physique et des men­aces voilées de sab­o­tage de sa car­rière si elle refu­sait. Le har­cèle­ment aurait eu lieu lors de séances de pré­pa­ra­tion et de voy­ages offi­ciels, créant un sen­ti­ment d’isole­ment et de peur chez la jeune femme. “J’é­tais Miss, je devais sourire. Mais en couliss­es, j’é­tais une employée ter­ror­isée,” a‑t-elle con­fié au jour­nal.

Ce cas n’est pas isolé. Depuis la vague de révéla­tions #MeToo Miss France il y a deux ans, plusieurs anci­ennes can­di­dates, bien que de manière anonyme ou moins for­mal­isée, avaient déjà dénon­cé des pra­tiques abu­sives et la cul­ture du silence qui règne autour du con­cours. La plainte de Pauline R. est cepen­dant la pre­mière à cibler nom­mé­ment un respon­s­able, oblig­eant les autorités judi­ci­aires à agir. Elle ouvre la voie à d’autres poten­tielles vic­times, sou­vent freinées par la peur de l’op­pro­bre ou des repré­sailles pro­fes­sion­nelles.

La réac­tion du Comité Miss France, dirigé par Alex­ia Laroche-Jou­bert, a été immé­di­ate mais pru­dente. Un com­mu­niqué a réaf­fir­mé la “tolérance zéro” face à de tels agisse­ments et annon­cé la sus­pen­sion immé­di­ate de la per­son­ne visée, en atten­dant les con­clu­sions de l’en­quête. Surtout, le Min­istère de l’É­gal­ité entre les femmes et les hommes a annon­cé la con­vo­ca­tion en urgence de la direc­tion du Comité pour faire le point sur les mesures de préven­tion et de pro­tec­tion mis­es en place pour les can­di­dates. L’en­jeu est de déter­min­er si le har­cèle­ment était un acte isolé ou le symp­tôme d’un sys­tème de pou­voir non régulé.

Ce 30 octo­bre, l’é­clate­ment de ce scan­dale pose la ques­tion de la péren­nité du mod­èle Miss France, déjà con­tro­ver­sé pour ses critères de beauté et son rôle socié­tal. L’im­pact de l’af­faire dépasse large­ment les fron­tières de la Lor­raine, relançant le débat nation­al sur la pro­tec­tion des jeunes femmes dans des milieux où la con­cur­rence et la vis­i­bil­ité créent des dynamiques de pou­voir dan­gereuses. Le comité est désor­mais sous pres­sion max­i­male pour garan­tir la sécu­rité et l’in­tégrité de toutes les futures can­di­dates.

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