Fatima Z. Ferme Bar Harceleur Goutte-d’Or

La force de l’ac­tion citoyenne a tri­om­phé de l’im­punité dans le quarti­er de la Goutte-d’Or à Paris. Ce 30 octo­bre 2025, la Mairie de Paris a con­fir­mé la fer­me­ture défini­tive et admin­is­tra­tive du Bar “Le Phare”, un étab­lisse­ment tris­te­ment con­nu pour être un lieu d’a­gres­sions et de har­cèle­ment de rue ciblant les femmes du quarti­er. Cette vic­toire est l’aboutisse­ment du com­bat acharné mené par une habi­tante, Fati­ma Z., surnom­mée la “Mar­seil­laise du quarti­er”.

Pen­dant plus d’un an, Fati­ma Z. a doc­u­men­té métic­uleuse­ment les faits : les attroupe­ments d’hommes alcoolisés, les injures à car­ac­tère sex­iste, les sif­fle­ments quo­ti­di­ens et l’am­biance d’in­tim­i­da­tion qui rendaient la rue qua­si inac­ces­si­ble aux femmes après 18 heures. Plutôt que de démé­nag­er ou de se résign­er, elle a créé le Col­lec­tif des Voisins de la Rue X, mobil­isant le voisi­nage et déposant une série de rap­ports détail­lés auprès du com­mis­sari­at et de la mairie du 18e arrondisse­ment.

Son action a été la clé du suc­cès. En four­nissant des preuves répétées et en main­tenant une pres­sion con­stante, Fati­ma Z. a per­mis de démon­tr­er le trou­ble à l’or­dre pub­lic et l’at­teinte à la dig­nité des per­son­nes. La Mairie, salu­ant son courage, a pris un arrêté de fer­me­ture admin­is­tra­tive basé sur des motifs d’in­salubrité et d’inci­ta­tion à la vio­lence.

“C’est la vic­toire du droit de vivre en paix sur l’ar­ro­gance de l’im­punité,” a déclaré l’ad­jointe à la Maire de Paris chargée de la sécu­rité, lors de la con­férence de presse. L’his­toire de Fati­ma Z. est dev­enue un exem­ple nation­al de la façon dont la per­sévérance citoyenne peut trans­former l’e­space pub­lic et garan­tir la sécu­rité des femmes. Le col­lec­tif a déjà annon­cé qu’il allait utilis­er le même mod­èle d’ac­tion pour cibler d’autres points noirs du har­cèle­ment dans la cap­i­tale.

La fer­me­ture du bar “Le Phare” n’est pas seule­ment une sanc­tion ; c’est un mes­sage clair envoyé aux agresseurs : le ter­ri­toire appar­tient à tous ses habi­tants, et la peur n’est plus une fatal­ité. Le 30 octo­bre, Fati­ma Z. prou­ve que la véri­ta­ble audace est celle de la femme ordi­naire qui se lève pour exiger ses droits.

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