Le mouvement écoféministe a confirmé son essor en France ce 30 octobre 2025, avec l’annonce du succès retentissant du festival “Celles Qui Sèment”. Pour sa deuxième édition à la Cité Audacieuse à Paris, l’événement a enregistré une fréquentation record de 15 000 personnes, s’imposant comme le principal rendez-vous du green feminism en Europe. Cet engouement n’est pas seulement symbolique : il a directement inspiré une nouvelle proposition de loi écologique.
Le festival, fondé par la militante Sonia Dubois, vise à faire le lien entre les luttes pour l’égalité des sexes et la protection de l’environnement, insistant sur le fait que la domination de la nature et l’oppression des femmes partent des mêmes systèmes patriarcaux et extractivistes. Conférences, ateliers de désobéissance civile non-violente et rencontres avec des agricultrices et des scientifiques ont rythmé les trois jours de l’événement. Le thème central de cette année était la “Réappropriation du Vivant”.
La portée politique de l’événement a été soulignée par la députée Delphine Batho (Génération Écologie), qui a annoncé le dépôt d’une nouvelle loi-cadre “Égalité et Climat”. Cette proposition législative, directement inspirée des débats du festival, vise à rendre obligatoire l’évaluation d’impact en genre de toute nouvelle politique environnementale, garantissant que les solutions écologiques ne pénalisent pas, mais bénéficient prioritairement aux femmes.

L’écoféminisme, autrefois perçu comme une niche idéologique, est devenu un phénomène de société. Le succès de “Celles Qui Sèment” témoigne d’une prise de conscience grandissante, notamment chez les jeunes femmes, que l’action climatique doit être radicalement inclusive et sociale. Le mouvement propose une alternative aux modèles écologiques technocratiques, en prônant le retour au savoir-faire local, l’économie du soin et la valorisation des connaissances féminines en matière d’agriculture et de gestion des ressources.
Le 30 octobre 2025 marque la consécration d’une lutte qui a longtemps été marginalisée. L’écoféminisme français, fort de cette reconnaissance populaire et politique, est désormais un acteur incontournable de la transition écologique, prouvant que l’on ne peut pas sauver la planète sans émanciper les femmes qui y vivent.