Le Flop des Films Féministes : Pourquoi l’Égalité à l’Écran n’attire-t-elle pas les foules au Cinéma Français ?

Par Clé­mence Leroy, Chroniqueuse Mode & Géopoli­tique pour Bobea

Le para­doxe est cuisant : à l’heure où les reven­di­ca­tions pour l’égal­ité des gen­res (mot-clé SEO : Égal­ité Genre Ciné­ma) sont au zénith, et où le mou­ve­ment #MeToo a sec­oué les fon­da­tions du ciné­ma français, les films ouverte­ment éti­quetés “fémin­istes” peinent à rem­plir les salles. Après une année où plusieurs pro­duc­tions ambitieuses sur les thèmes de l’au­tonomie fémi­nine et des luttes sociales ont réal­isé des scores déce­vants au box-office, la ques­tion s’im­pose : pourquoi le pub­lic boude-t-il l’égal­ité à l’écran ?

Le Piège de l’In­jonc­tion et du Ton Didac­tique

L’une des prin­ci­pales raisons réside dans le ton didac­tique (mot-clé SEO : Ciné­ma Français Cri­tique) que cer­tains de ces films adoptent. Le ciné­ma doit être une porte d’é­va­sion, un lieu d’é­mo­tion et de réflex­ion, pas une salle de cours. Lorsqu’un film est trop lour­de­ment label­lisé “à mes­sage”, il risque d’être perçu comme une injonc­tion morale et de génér­er une résis­tance incon­sciente chez le spec­ta­teur, qu’il soit homme ou femme. Le pub­lic veut des his­toires uni­verselles, pas des man­i­festes.

Il y a aus­si un prob­lème de mar­ket­ing (mot-clé SEO : Mar­ket­ing Film Fémin­iste). L’in­dus­trie peine à ven­dre ces films comme du grand spec­ta­cle ou de grandes romances. Les pro­duc­tions à suc­cès, comme celles met­tant en scène des fig­ures féminines fortes, réus­sis­sent sou­vent parce qu’elles intè­grent les thèmes fémin­istes (la résilience, l’au­tonomie) organique­ment dans une intrigue cap­ti­vante, plutôt que d’en faire le sujet prin­ci­pal.

La Nou­velle Ève veut-elle des Héroïnes Par­faites ?

Ce “flop” appar­ent inter­roge égale­ment le rap­port de la Nou­velle Ève à ses pro­pres héroïnes. Les femmes d’au­jour­d’hui recherchent des fig­ures com­plex­es et impar­faites, qui se trompent, qui souf­frent, mais qui se relèvent. Or, cer­tains films “fémin­istes” tombent dans le piège de créer des per­son­nages de femmes irréprochables (mot-clé SEO : Héroïnes Ciné­ma Fémin­isme), dénuées de failles, qui ne sont pas crédi­bles.

Le pub­lic, en par­ti­c­uli­er les jeunes femmes, veut se recon­naître dans la com­plex­ité du réel, pas dans l’idéolo­gie. C’est la pro­fondeur psy­chologique, et non la pureté idéologique, qui génère l’empathie et le suc­cès.

En con­clu­sion, le faible suc­cès de cer­tains films ouverte­ment fémin­istes n’est pas un rejet de l’égal­ité par le pub­lic, mais un rejet d’une cer­taine forme de ciné­ma trop didac­tique. Pour Bobea, la leçon du box-office est claire : le vrai ciné­ma fémin­iste est celui qui racon­te des his­toires humaines puis­santes, où l’é­man­ci­pa­tion est une con­séquence naturelle du scé­nario, et non son unique sujet. Le mes­sage doit être délivré par l’art, et non par la leçon de morale.

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