Élections en Moldavie – Victoire des pro-européens, un nouveau cap pour le pays

La Mol­davie a vécu ce dimanche 28 sep­tem­bre 2025 une élec­tion lég­isla­tive cru­ciale qui redes­sine en pro­fondeur son avenir poli­tique et diplo­ma­tique. Le Par­ti Action et Vérité (PAS), for­ma­tion pro-européenne dirigée par la prési­dente Maia San­du, rem­porte haut la main le scrutin et dis­tance net­te­ment le Bloc patri­o­tique prorusse. Ce résul­tat con­sacre la volon­té d’une majorité de Mol­dav­es de pour­suiv­re le rap­proche­ment avec l’Union européenne.

Un scrutin sous ten­sion

Avec 47,6% des voix, le Par­ti Action et Vérité assoit une majorité frag­ile mais réelle à l’Assemblée nationale, tan­dis que le Bloc patri­o­tique prorusse n’obtient que 25,9%. Troisième force, le Mou­ve­ment Alter­natif Nation­al fran­chit à peine les 8,5%. Le scrutin s’est déroulé dans un cli­mat de défi­ance élevé, mar­qué par des ten­ta­tives d’intimidation, des cyber­at­taques, et surtout une cam­pagne de dés­in­for­ma­tion attribuée à la Russie, qui voit d’un très mau­vais œil la per­spec­tive d’un nou­veau gou­verne­ment pro-européen à ses fron­tières.

Selon de nom­breux obser­va­teurs inter­na­tionaux, la mobil­i­sa­tion de la jeunesse et de la dias­po­ra a été déci­sive. Le taux de par­tic­i­pa­tion s’élève à 52%, signe d’un véri­ta­ble engage­ment citoyen pour l’orientation stratégique du pays. Maia San­du elle-même a souligné la « néces­sité de défendre la démoc­ra­tie mol­dave face à l’ingérence étrangère ».

Les enjeux du choix européen

La Mol­davie, pays voisin de l’Ukraine encore mar­qué par des ten­sions post-sovié­tiques, se retrou­ve à la croisée des chemins. Pour beau­coup de citoyens, l’adhésion à l’Union européenne représente l’espoir d’un avenir sta­ble et prospère, à l’abri du chaos géopoli­tique russe. Mais le PAS devra com­pos­er avec une oppo­si­tion déter­minée, qui béné­fi­cie d’un sou­tien fort dans la région séparatiste de Transnistrie et dans cer­tains milieux économiques nos­tal­giques des liens avec Moscou.

La bataille poli­tique ne fait donc que com­mencer. Cer­taines voix craig­nent que le Krem­lin use de toutes les méth­odes – man­i­fes­ta­tions, achats de députés, cam­pagnes de dés­in­for­ma­tion – pour entraver la for­ma­tion du nou­veau gou­verne­ment et ralen­tir la marche pro-européenne.

Un mes­sage fort pour l’Europe

L’Union européenne suit de près l’évolution du scrutin. La vic­toire du PAS, saluée par Brux­elles, envoie un sig­nal posi­tif à d’autres pays de la région qui aspirent à s’émanciper de la tutelle russe. Ursu­la von der Leyen a félic­ité Maia San­du, rap­pelant l’importance de l’État de droit et de la lutte con­tre la cor­rup­tion pour pour­suiv­re le proces­sus d’adhésion.

L’avenir s’écrira-t-il à Brux­elles ?

Le nou­veau gou­verne­ment mol­dave devra nav­iguer entre promess­es de réformes économiques, attentes sociales élevées, et men­aces d’instabilité orchestrées de l’extérieur. Le défi est immense, mais la dynamique européenne est désor­mais incon­testable à Chisin­au. Pour la jeunesse et la dias­po­ra, c’est l’opportunité d’un nou­veau départ, ancré dans la moder­nité et l’ouverture sur le monde.

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