Le court Arthur Ashe de New York a tremblé ce mercredi de rentrée 2025, provoquant un séisme inattendu sur la planète tennis : Iga Swiatek, actuelle numéro 2 mondiale, a été évincée dès les quarts de finale de l’US Open, battue sèchement 6–4, 6–3 par une Amanda Anisimova retrouvée. Cette sortie brutale marque la fin d’un parcours brillant pour la Polonaise, grande favorite du tableau après ses victoires éclatantes à Wimbledon et Cincinnati, et laisse la compétition orpheline de son icône la plus attendue.
Dès les premiers échanges, Swiatek semble fébrile, trahie par son service défaillant tout au long du tournoi new-yorkais (à peine une première balle sur deux), ballottée par la reprise spectaculaire d’Anisimova, qui, deux mois auparavant, subissait pourtant un cinglant 6–0, 6–0 en finale de Wimbledon face à la Polonaise.
Mais la dynamique s’est inversée. La Floridienne d’adoption, revenue sur les devants de la scène après une longue période sombre, impose un rythme, une agressivité et une justice technique qui pour cent la défense pourtant redoutée de Swiatek.
Sous pression, celle-ci cède sur tous les points importants, incapable de contrecarrer la puissance de son adversaire sur retour, tout en multipliant les erreurs en situations décisives.

Interrogée après la rencontre, Swiatek ne masque pas sa déception, tout en reconnaissant la supériorité de son adversaire : « Je sais ce que j’ai accompli, je ne peux pas tout effacer parce que j’ai perdu aujourd’hui. Je ne pouvais pas gagner en jouant comme ça et en servant comme ça, surtout avec Amanda qui retournait de manière aussi agressive. […] Elle bougeait mieux, elle jouait mieux ».
Ce coup d’arrêt interrompt la série impressionnante de l’ancienne numéro 1, qui restait sur une domination quasi totale du circuit. La performance d’Anisimova propulse une outsider en demi-finale, redistribuant toutes les cartes du dernier Grand Chelem de l’année et rappelant combien la hiérarchie du tennis féminin est, plus que jamais, sujette à surprise.
Au-delà de la défaite, cet événement ravive la dimension émotionnelle et incertaine du sport féminin de haut niveau, où rien n’est acquis, même quand on s’appelle Iga Swiatek. Pour le tennis mondial, la surprise est à la hauteur du talent, et c’est aussi ce qui continue de passionner les fautes.