Témoignage poignant d’une stagiaire infirmière : « Maltraitée à la Salpêtrière, j’avais peur pour ma note et mon avenir »

Il y a des his­toires qui boule­versent. Celle de Carine Rose, jeune infir­mière en stage à l’hôpi­tal de la Salpêtrière, en est une. Réc­it à la fois intime et révéla­teur d’un sys­tème hos­pi­tal­ier par­fois dur, dans lequel la peur de mal not­er ou de mal se con­former peut ouvrir la porte aux mal­trai­tances psy­chologiques, voire plus. Un témoignage qui éclaire un sujet tabou dans la for­ma­tion soignante.

L’en­trée en scène : espoirs et pre­mières inquié­tudes

Comme beau­coup de jeunes diplômés, Carine abor­de son stage avec ent­hou­si­asme et déter­mi­na­tion. À 23 ans, pleine de pro­jets, elle imag­i­nait un fonc­tion­nement bien­veil­lant et for­matif. Très vite pour­tant, le ton change, avec des encad­rants exigeants, voire intran­sigeants, cer­tains pous­sant à la lim­ite de l’in­tim­i­da­tion.

Des humil­i­a­tions répétées et un cli­mat oppres­sant

Carine racon­te des juge­ments sévères, des reproches humiliants devant les autres étu­di­ants, une ges­tion par­fois autori­taire et peu empathique. « J’é­tais sou­vent rabais­sée, on me dis­ait que ce n’é­tait pas nor­mal d’é­chouer, que j’al­lais faire du tort à ma car­rière ». La peur d’une mau­vaise note dom­i­nait tout, cor­re­spondait à toute réponse ou prise de parole.

Un ressen­ti partagé par d’autres sta­giaires

Cette his­toire n’est pas isolée. Plusieurs études ou rap­ports ont mis en lumière une ambiance tox­ique dans cer­tains hôpi­taux où le rap­port hiérar­chique est très mar­qué. Le sen­ti­ment d’im­puis­sance face à ces pra­tiques pousse au décourage­ment, provoque par­fois des dépres­sions ou des aban­dons de for­ma­tion.

Les pistes pour amélior­er la for­ma­tion

Pour con­tr­er ces sit­u­a­tions, des voix s’élèvent afin de mieux encadr­er le suivi des sta­giaires, anciens les super­viseurs à la com­mu­ni­ca­tion pos­i­tive, et créer des dis­posi­tifs d’é­coute et de recours acces­si­bles. Il s’ag­it aus­si d’in­stau­r­er un cli­mat de con­fi­ance et de respect, bases indis­pens­ables à une véri­ta­ble trans­mis­sion de savoir.

Con­clu­sion : un cri pour plus d’hu­man­ité

Le par­cours de Carine, partagé en exclu­siv­ité, n’est pas un règle­ment de compte mais une invi­ta­tion à réfléchir sur les con­di­tions réelles des futurs soignants. Au-delà de la note ou de la pres­sion, il s’ag­it de trans­met­tre un méti­er exigeant avec com­pas­sion, human­ité et sou­tien.

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