Chapeau
Épuisement, somnolence, baisse d’énergie : la grossesse bouleverse le corps et la vie quotidienne. Quand la fatigue devient insoutenable, comment distinguer le normal du pathologique ? Témoignages, conseils et éclairage d’experts.
Une expérience universelle mais singulière
La fatigue touche près de 80 % des femmes enceintes, notamment au premier et au troisième trimestre. Pour Amélie, 29 ans : « Je m’endormais devant mon ordinateur, impossible de me lever le matin… Je croyais être anormale. »
Point Santé
- Les modifications hormonales ralentissent le métabolisme et sollicitent le système cardiovasculaire.
- Le sommeil est souvent fragmenté (reflux, crampes, anxiété).
Fatigue ou signe d’alerte ?
Si la lassitude fait partie du parcours, certaines situations doivent alerter :
- Fatigue sévère et persistante,
- Essoufflement au repos,
- Pâleur, palpitations, maux de tête,
- Difficultés à accomplir les tâches quotidiennes.
Selon le Dr Legrand, gynécologue : « ces symptômes peuvent traduire une carence en fer, une anémie, voire un trouble thyroïdien ou une hypertension ; il ne faut jamais les négliger. Un bilan sanguin, une écoute attentive et un accompagnement sur-mesure permettent d’éviter complications et culpabilité. »
Témoignages croisés
Sarah, cadre dynamique, avoue : « J’ai culpabilisé de ne plus réussir à tout gérer. Mais ma fatigue cachait une anémie sévère. Le traitement a tout changé. »
Delphine, 25 ans, confirme : « L’entourage pense souvent que la grossesse doit rendre radieuse, alors qu’on a besoin d’être comprise. »

Conseils pour mieux vivre la fatigue
- Fractionner les tâches et accepter le repos.
- Privilégier une alimentation riche en fer (légumineuses, légumes verts, viande rouge).
- S’hydrater régulièrement, éviter les excitants.
- Demander de l’aide et verbaliser sa lassitude, sans tabou.
Rubrique – « Le saviez-vous ? »
Le besoin de sommeil d’une femme enceinte augmente en moyenne de 1 heure par nuit, surtout au premier trimestre.
Conclusion
Écouter son corps, s’accorder tolérance et soins : la fatigue en grossesse, loin d’être une faiblesse, est la preuve d’un corps à l’œuvre. Oser en parler, c’est avancer plus sereinement vers l’accueil de son enfant.