Écoféminisme : comment les femmes transforment l’économie et la planète

Le mou­ve­ment écofémin­iste, à l’avant-garde des com­bats envi­ron­nemen­taux et féminins, gagne en influ­ence en 2025. Né dans les années 1970, il artic­ule désor­mais une lutte puis­sante et com­binée con­tre la dom­i­na­tion patri­ar­cale sur les femmes et la nature, soulig­nant l’interdépendance entre jus­tice cli­ma­tique et égal­ité de genre. Bobea.net explore com­ment cette pen­sée révo­lu­tion­naire inspire des actions con­crètes et des trans­for­ma­tions majeures, au cœur de l’économie et des poli­tiques con­tem­po­raines.

Orig­ines et fonde­ments de l’écoféminisme

L’écoféminisme, intro­duit par Françoise d’Eaubonne en 1974, affirme que les sys­tèmes patri­ar­caux, cap­i­tal­istes et colo­ni­aux sont reposent sur une logique com­mune d’exploitation. Le corps des femmes comme le vivant naturel sont con­sid­érés comme des ressources à domin­er. Ce con­stat fonde une idéolo­gie qui fédère écolo­gie et fémin­isme en une cause unique, inter­sec­tion­nelle et glob­ale.

Un com­bat pour la libéra­tion croisée

Comme le rap­pelle l’écoféministe améri­caine Gre­ta Gaard, libér­er les femmes et pro­téger la nature sont deux luttes fon­da­men­tale­ment liées. L’écoféminisme dénonce la sur­ex­ploita­tion des ressources naturelles et la pré­cari­sa­tion des femmes, sou­vent pre­mières vic­times des cat­a­stro­phes cli­ma­tiques. Ain­si, dans de nom­breux pays, notam­ment dans les régions rurales et du Sud, les femmes représen­tent la majorité des agricul­tri­ces sans pos­séder les ter­res cul­tivées, accen­tu­ant leur vul­néra­bil­ité face aux change­ments envi­ron­nemen­taux.

Impacts dans l’économie et les ter­ri­toires

L’écoféminisme influ­ence aujourd’hui des ini­tia­tives économiques réelles :

  • Agri­cul­ture durable et fémi­nine : sou­tien à des exploita­tions gérées par des femmes, développe­ment de cir­cuits courts et per­ma­cul­ture ren­for­cent leur autonomie et lim­i­tent l’empreinte écologique.
  • Lutte pour les droits fonciers : dans plusieurs régions, notam­ment en Afrique et en Amérique latine, des pro­jets visent à garan­tir aux femmes un accès effec­tif à la terre, con­di­tion essen­tielle de leur éman­ci­pa­tion et d’une ges­tion durable.
  • Alter­na­tives économiques éthiques : émer­gence de coopéra­tives, mon­naies locales, et économie cir­cu­laire où femmes et nature sont respec­tées.

Écofémin­isme : un levi­er poli­tique incon­tourn­able

Les décideurs européens et mon­di­aux intè­grent de plus en plus ces per­spec­tives dans des poli­tiques publiques. L’objectif n’est pas seule­ment la pro­tec­tion de l’environnement mais aus­si la réduc­tion des iné­gal­ités sociales, avec un focus par­tic­u­lar­isé sur les droits des femmes. La con­férence “Femmes et Cli­mat” prévue à Paris cet automne promet d’être un moment-clé pour ren­forcer ces con­ver­gences.

Bobea.net, moteur de sen­si­bil­i­sa­tion fémi­nine

Bobea.net invite ses lec­tri­ces à s’approprier l’écoféminisme comme une philoso­phie d’action, suiv­ant la voie d’une trans­for­ma­tion pro­fonde du rap­port au monde, fondée sur le respect, la sol­i­dar­ité et la jus­tice. Cul­tiv­er un jardin durable, soutenir des pro­jets féminins locaux, refuser les pro­duits sur­con­som­més sont des gestes quo­ti­di­ens qui por­tent ses valeurs.

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