Introduction
Le mal de dos est l’un des maux du siècle, touchant toutes les générations et toutes les catégories sociales. Face à une douleur persistante ou à une pathologie identifiée, la question se pose : faut-il privilégier une prise en charge conservatrice ou envisager une opération ? Le Dr Martino, spécialiste en chirurgie orthopédique et consultant pour Bobéa Santé, livre son expertise et ses conseils pour mieux comprendre les enjeux, les risques et les solutions adaptées à chaque situation.
Comprendre le dos fragile
Un “dos fragile” désigne une colonne vertébrale sujette à des douleurs récurrentes, à des blocages ou à des épisodes de lombalgie, souvent sans lésion majeure visible à l’imagerie. Les causes sont multiples :
- Facteurs mécaniques : mauvaise posture, port de charges, gestes répétitifs.
- Facteurs dégénératifs : vieillissement, arthrose, usure des disques intervertébraux.
- Facteurs psychosociaux : stress, anxiété, sédentarité.
Le Dr Martino insiste : “Dans la majorité des cas, un dos fragile n’est pas synonyme de maladie grave. La prévention et la rééducation sont les clés.”
Quand faut-il s’inquiéter ?
Certains signes doivent alerter et justifier un avis médical rapide :
- Douleur intense et persistante, non soulagée par le repos.
- Irradiations dans la jambe, signes de sciatique ou de cruralgie.
- Perte de force, troubles de la sensibilité, difficultés à marcher.
- Troubles sphinctériens (incontinence).
Dans ces cas, des examens complémentaires (IRM, scanner) sont nécessaires pour rechercher une hernie discale, une sténose ou une pathologie plus grave.
Traitements conservateurs : la première option
Pour la grande majorité des patients, la chirurgie n’est pas indiquée. Le Dr Martino recommande :
- Rééducation fonctionnelle : kinésithérapie, exercices de renforcement, étirements.
- Adaptation du poste de travail : ergonomie, pauses régulières, ajustement du mobilier.
- Perte de poids et activité physique : la marche, la natation, le yoga sont bénéfiques.
- Gestion du stress : relaxation, sophrologie, accompagnement psychologique si besoin.
Les médicaments (antalgiques, anti-inflammatoires) doivent être utilisés avec parcimonie et sur de courtes périodes.
Quand envisager l’opération ?
La chirurgie du dos reste exceptionnelle et réservée à des situations bien précises :
- Hernie discale compressive résistante au traitement médical.
- Canal lombaire étroit avec retentissement neurologique.
- Instabilité majeure de la colonne, fracture ou tumeur.

Le Dr Martino précise : “L’opération n’est jamais anodine. Elle doit être décidée en concertation, après échec des traitements conservateurs, et sur la base d’un bilan complet.”
Les risques et les suites d’une opération
Comme toute intervention, la chirurgie du dos comporte des risques : infection, hématome, persistance ou aggravation des douleurs, complications neurologiques. La rééducation post-opératoire est essentielle pour optimiser les résultats et prévenir les récidives.
Prévenir plutôt que guérir
Le message du Dr Martino est clair : “La meilleure opération, c’est souvent celle qu’on évite.” Il encourage à adopter une hygiène de vie active, à écouter son corps et à consulter en cas de doute. Les nouvelles approches, comme la chirurgie mini-invasive ou la prise en charge pluridisciplinaire, offrent des perspectives encourageantes, mais la prévention reste la meilleure arme contre le mal de dos.
Conclusion
Dos fragile ou opération ? La décision dépend de chaque patient, de la gravité des symptômes et de l’échec ou non des traitements conservateurs. L’avis du spécialiste, la concertation et l’information sont essentiels pour choisir la solution la plus adaptée. Bobéa Santé Expert continuera de vous accompagner pour préserver votre dos et votre bien-être au quotidien.