Ce 14 juin 2025, la Suisse a connu une mobilisation féministe d’une ampleur inédite. Dans 25 villes et communes du pays, des milliers de femmes sont descendues dans la rue pour exiger une égalité réelle, dénoncer les discriminations et revendiquer des mesures concrètes contre le harcèlement et les inégalités salariales.
Une vague violette pour l’égalité
À Bâle, Genève, Zurich, Lausanne et dans de nombreuses autres villes, la « vague violette » a déferlé dans les rues, portée par des slogans forts : « Pas de retour en arrière », « Ensemble pour plus d’égalité », « L’égalité maintenant ! ». À Bâle, 5 000 personnes ont participé à la manifestation, selon les organisateurs, illustrant la détermination d’un mouvement qui ne faiblit pas depuis la première grève féministe de 1991.
L’Union syndicale suisse (USS), à l’origine de l’appel à la grève, rappelle que les femmes gagnent en moyenne 1 364 francs suisses de moins par mois que les hommes, malgré l’existence d’un droit légal à l’égalité salariale. Plus de la moitié des entreprises suisses ne respectent pas l’obligation légale de procéder à des analyses d’égalité salariale, ce qui alimente la colère des manifestantes.
Revendications et actions
Les collectifs féministes exigent des contrôles obligatoires et des sanctions pour les entreprises qui refusent de vérifier leurs salaires ou qui pratiquent la discrimination. Ils réclament aussi des mesures contre le harcèlement sexuel au travail, la revalorisation des métiers à prédominance féminine (santé, éducation, aide à la personne), et une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.

La grève a pris des formes variées : arrêts de travail, rassemblements, ateliers, prises de parole, performances artistiques. Les syndicats insistent sur le fait que l’égalité ne doit pas rester un vœu pieux, mais devenir une réalité mesurable et sanctionnée en cas de non-respect.
Un mouvement qui s’inscrit dans la durée
La mobilisation du 14 juin 2025 s’inscrit dans une longue tradition de luttes féministes en Suisse, mais elle marque aussi un tournant : la patience des femmes semble avoir atteint ses limites face à la lenteur des avancées. Les organisatrices préviennent : si rien ne change, d’autres actions d’envergure suivront.
Pour les femmes suisses, cette journée est une démonstration de force, de solidarité et de détermination. Elle rappelle que l’égalité ne se négocie pas : elle s’impose, par la loi et par la rue.Conclusion
La grève féministe du 14 juin 2025 est un signal fort envoyé à la société suisse et à l’Europe entière. L’égalité salariale, la lutte contre le harcèlement et la reconnaissance du travail des femmes sont des exigences incontournables pour une société juste et moderne. Les femmes suisses montrent la voie : l’égalité ne se demande pas, elle se prend