Depuis le début de la guerre en Ukraine, les images de destructions, de combats et d’exode ont fait le tour du monde. Mais derrière la une des médias, ce sont des millions de femmes qui, chaque jour, affrontent la peur, la séparation, la précarité et l’incertitude. Qu’elles soient restées sur place ou réfugiées à l’étranger, elles sont devenues les piliers silencieux de la résistance, de la survie et de la reconstruction. Comment vivent-elles cette guerre ? Quels sont leurs défis, leurs espoirs et leurs besoins ? Plongée dans le quotidien bouleversé des femmes ukrainiennes.
Survivre sous les bombes : l’urgence et la solidarité
Dans les villes assiégées ou sous la menace permanente des frappes, les femmes gèrent l’essentiel : trouver de la nourriture, protéger les enfants, soigner les blessés, organiser la vie malgré les coupures d’électricité et d’eau. Beaucoup ont dû fuir leur domicile en quelques heures, emportant le strict nécessaire.
Olena, mère de deux enfants à Kharkiv, témoigne : « On vit dans la peur, mais il faut continuer. On s’entraide entre voisines, on partage le peu qu’on a. Les enfants ont besoin de stabilité, même dans le chaos. »
L’exil et la reconstruction loin de chez soi
Plus de 6 millions de femmes et d’enfants ont trouvé refuge en Pologne, en Allemagne, en France ou ailleurs. Pour elles, l’exil est un choc : perte de repères, barrière de la langue, précarité économique, séparation d’avec les proches restés au pays.
Mais beaucoup relèvent la tête, apprennent une nouvelle langue, trouvent un emploi, scolarisent leurs enfants et s’engagent dans la vie associative. Les femmes ukrainiennes sont souvent les premières à organiser l’entraide, à monter des réseaux de solidarité et à défendre la cause de leur pays.
Les violences et les traumatismes
La guerre expose les femmes à des risques accrus de violences, notamment sexuelles et domestiques. Les ONG alertent sur la multiplication des cas de viols, d’exploitation et de traite. Les structures d’accueil, souvent débordées, peinent à répondre à tous les besoins.
Les traumatismes psychologiques sont immenses : anxiété, dépression, troubles du sommeil, sentiment de culpabilité ou d’impuissance. Les femmes, qui portent souvent la charge mentale de la famille, ont besoin d’un soutien psychologique spécifique.
Les femmes, piliers de la résistance et de la reconstruction
Sur le terrain, les femmes s’engagent aussi dans la résistance : volontariat, logistique, soins, information, parfois même combat armé. Elles sont journalistes, infirmières, enseignantes, entrepreneures, et jouent un rôle clé dans la reconstruction des communautés.

Larysa, 45 ans, ingénieure à Odessa, confie : « J’ai choisi de rester pour aider à reconstruire. Les femmes ukrainiennes sont fortes, résilientes. On ne veut pas être seulement des victimes, mais des actrices du changement. »
L’aide internationale et les besoins spécifiques
Les ONG et les institutions internationales insistent sur la nécessité d’une aide adaptée aux besoins des femmes : accès à la santé, à la contraception, à l’éducation, à l’emploi, mais aussi lutte contre les violences et soutien psychologique.
La solidarité internationale est forte, mais les besoins restent immenses. Les femmes ukrainiennes demandent à être entendues, soutenues et reconnues dans leur rôle de moteurs de la résilience.
Le regard de Bobea
La guerre en Ukraine révèle le courage, la créativité et la force des femmes face à l’adversité. Chez Bobea, nous saluons leur engagement et leur détermination à survivre, à protéger leurs proches et à reconstruire leur pays. Leur voix mérite d’être entendue, aujourd’hui et demain.