Introduction
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé reproductive, le 2 juin 2025, la prévention du cancer du col de l’utérus est au cœur des préoccupations. Cette maladie, qui touche chaque année plus de 3 000 femmes en France, peut aujourd’hui être largement évitée grâce au dépistage et à la vaccination. Pourtant, la sensibilisation reste insuffisante, notamment chez les jeunes femmes et dans certains territoires. Bobéa Magazine fait le point sur les avancées, les campagnes en cours et les gestes essentiels pour se protéger.
Le cancer du col de l’utérus : chiffres et enjeux
Le cancer du col de l’utérus est causé dans la grande majorité des cas par une infection persistante au papillomavirus humain (HPV). En France, il représente la 12e cause de cancer chez la femme, mais il est l’un des rares cancers pour lequel la prévention est particulièrement efficace.
Incidence : Environ 3 100 nouveaux cas par an
Décès : Près de 1 100 femmes en meurent chaque année
Âge moyen au diagnostic : 51 ans
Les deux piliers de la prévention : dépistage et vaccination
Le dépistage
Le frottis cervico-utérin, recommandé tous les 3 ans chez les femmes de 25 à 65 ans, permet de détecter précocement des lésions précancéreuses. Depuis 2024, un test HPV est également proposé pour améliorer la détection.

La vaccination
Le vaccin contre le HPV est désormais recommandé pour toutes les jeunes filles et, depuis 2023, pour les garçons de 11 à 14 ans. Il protège contre les principaux types de virus responsables du cancer du col de l’utérus. Les campagnes de vaccination dans les collèges ont permis d’augmenter la couverture vaccinale, mais des efforts restent à faire, notamment dans les zones rurales.
Les avancées médicales de 2025
Cette année, plusieurs innovations marquent la lutte contre ce cancer :
Développement de tests de dépistage plus rapides et moins invasifs
Lancement d’une campagne nationale de sensibilisation sur les réseaux sociaux
Mise en place d’un numéro vert pour répondre aux questions des femmes et orienter vers les centres de dépistage
Le Pr. Sophie Martin, oncologue à l’Institut Curie, souligne : « La prévention et le dépistage sauvent des vies. Il est essentiel que chaque femme ait accès à l’information et aux soins. »
Témoignages et initiatives associatives
De nombreuses associations, comme RoseUp ou la Ligue contre le cancer, organisent des ateliers d’information, des webinaires et des campagnes de communication pour briser les tabous et encourager les femmes à se faire dépister.

Julie, 29 ans, témoigne : « J’ai découvert une lésion précancéreuse lors d’un frottis de routine. Grâce à la prise en charge rapide, je suis aujourd’hui en pleine santé. J’encourage toutes les femmes à ne pas négliger ce geste simple. »
Les gestes essentiels pour se protéger
Se faire dépister régulièrement, même en l’absence de symptômes
Parler de la vaccination avec son médecin ou son pharmacien
Se protéger lors des rapports sexuels (préservatif)
S’informer sur les symptômes : saignements anormaux, douleurs pelviennes, pertes inhabituelles
Conclusion
La Journée mondiale de la santé reproductive est l’occasion de rappeler que la prévention du cancer du col de l’utérus est à la portée de toutes. Grâce au dépistage et à la vaccination, il est possible de sauver des milliers de vies chaque année. S’informer, se protéger et parler autour de soi sont les clés d’une santé féminine préservée et d’une société mieux informée.