Dr Martino – Ménopause précoce : conseils santé et solutions naturelles pour mieux vivre cette étape

Intro­duc­tion : Ménopause pré­coce, un défi pour de nom­breuses femmes

La ménopause pré­coce touche env­i­ron 1 femme sur 100 avant l’âge de 40 ans. Vécue comme un boule­verse­ment physique et émo­tion­nel, elle reste un sujet tabou, entouré de peurs et de fauss­es croy­ances. Bouf­fées de chaleur, trou­bles du som­meil, fatigue, baisse de moral… Com­ment recon­naître les signes ? Quelles solu­tions naturelles et médi­cales exis­tent pour mieux vivre cette étape ? Dr Mar­ti­no, expert san­té de Bobea Mag­a­zine, répond aux ques­tions les plus fréquentes et livre ses con­seils pour retrou­ver équili­bre et con­fi­ance.

Qu’est-ce que la ménopause pré­coce ?

La ménopause cor­re­spond à l’arrêt défini­tif des règles, générale­ment autour de 50 ans. On par­le de ménopause pré­coce lorsque ce phénomène survient avant 40 ans. Les caus­es sont mul­ti­ples : prédis­po­si­tion géné­tique, mal­adies auto-immunes, traite­ments médi­caux (chimio­thérapie, chirurgie), ou par­fois sans rai­son iden­ti­fiée. Les symp­tômes sont iden­tiques à ceux de la ménopause clas­sique, mais peu­vent être plus soudains et dif­fi­ciles à accepter.

Les pre­miers signes à recon­naître

  • Arrêt ou irrégu­lar­ité des règles avant 40 ans
  • Bouf­fées de chaleur, sueurs noc­turnes
  • Trou­bles du som­meil, fatigue per­sis­tante
  • Sautes d’humeur, irri­tabil­ité, anx­iété
  • Sécher­esse vagi­nale, baisse de libido
  • Prise de poids inex­pliquée

Face à ces symp­tômes, il est essen­tiel de con­sul­ter un gyné­co­logue pour con­firmer le diag­nos­tic par un bilan hor­mon­al et rechercher d’éventuelles caus­es sous-jacentes.

Les con­séquences sur la san­té

La ménopause pré­coce n’est pas qu’une ques­tion de fer­til­ité. Elle aug­mente le risque d’ostéoporose, de mal­adies car­dio­vas­cu­laires, de trou­bles métaboliques et peut impacter la san­té men­tale. “Il ne faut pas banalis­er ces con­séquences, mais agir rapi­de­ment pour préserv­er sa qual­ité de vie”, insiste Dr Mar­ti­no.

Les solu­tions médi­cales

Le traite­ment hor­mon­al sub­sti­tu­tif (THS) est sou­vent pro­posé, sauf con­tre-indi­ca­tion. Il per­met de com­penser la chute des œstrogènes, de soulager les symp­tômes et de pro­téger les os et le cœur. Mais il doit être adap­té à chaque femme, après un bilan com­plet. Dans cer­tains cas, des alter­na­tives non hor­monales (anti­dé­presseurs, phy­toe­strogènes, com­plé­ments ali­men­taires) peu­vent être envis­agées.

Les solu­tions naturelles et hygiène de vie

  • Ali­men­ta­tion équili­brée : priv­ilégi­er les ali­ments rich­es en cal­ci­um (pro­duits laitiers, aman­des, sar­dines), en vit­a­mine D (pois­sons gras, œufs), en antioxy­dants (fruits, légumes).
  • Activ­ité physique régulière : marche, nata­tion, yoga, ren­force­ment mus­cu­laire pour préserv­er la masse osseuse et lut­ter con­tre la prise de poids.
  • Ges­tion du stress : médi­ta­tion, sophrolo­gie, acupunc­ture, mas­sages pour apais­er les ten­sions et amélior­er le som­meil.
  • Plantes et com­plé­ments : la sauge, le trèfle rouge, le soja (isoflavones) peu­vent atténuer les bouf­fées de chaleur, mais doivent être util­isés sous con­trôle médi­cal.
  • Hydrata­tion et soins intimes : utilis­er des gels hydratants, éviter les savons agres­sifs, con­sul­ter en cas de sécher­esse per­sis­tante.

Témoignages : “J’ai appris à écouter mon corps”

Pour Claire, 38 ans, la ménopause pré­coce a été un choc. “J’ai eu l’impression de vieil­lir d’un coup, de per­dre ma féminité. Mais avec le sou­tien de mon médecin, j’ai trou­vé des solu­tions naturelles qui m’ont aidée à retrou­ver mon énergie.” Pour Fatou, 41 ans, “le yoga et l’alimentation saine ont été mes meilleurs alliés. Aujourd’hui, je me sens mieux dans mon corps et dans ma tête.”

L’importance de l’accompagnement psy­chologique

La ménopause pré­coce peut être vécue comme une injus­tice, une perte ou un tabou. Il est impor­tant de ne pas rester seule, d’en par­ler à son entourage, à un pro­fes­sion­nel ou à un groupe de sou­tien. “L’acceptation passe par l’information, le dia­logue et la bien­veil­lance envers soi-même”, rap­pelle Dr Mar­ti­no.

Con­clu­sion : Vivre pleine­ment, même avec une ménopause pré­coce

La ménopause pré­coce n’est pas une fatal­ité. Avec un accom­pa­g­ne­ment médi­cal adap­té, une hygiène de vie saine et des solu­tions naturelles, il est pos­si­ble de tra­vers­er cette étape en douceur et de retrou­ver équili­bre et vital­ité. Écoutez votre corps, osez deman­der de l’aide et rap­pelez-vous : chaque femme est unique, chaque par­cours aus­si.

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