L’affaire de la collégienne de 13 ans enlevée – enquête sur la sécurité des jeunes filles en Europe

L’enlèvement d’une col­légi­en­ne de 13 ans dans une ville européenne a boulever­sé l’opinion publique et mis en lumière les failles per­sis­tantes de la sécu­rité des jeunes filles. Ce drame, loin d’être isolé, relance le débat sur la préven­tion, la pro­tec­tion et la respon­s­abil­ité col­lec­tive. Léa, 13 ans, a dis­paru en sor­tant de son col­lège. L’alerte a été don­née rapi­de­ment, mobil­isant police, habi­tants et réseaux soci­aux. Grâce à cette réac­tiv­ité, l’adolescente a été retrou­vée saine et sauve quelques heures plus tard.

Mais cet événe­ment a révélé la vul­néra­bil­ité des jeunes filles à la sor­tie des étab­lisse­ments sco­laires. Selon l’Observatoire européen de la sécu­rité des mineurs, plus de 50 000 enfants sont portés dis­parus chaque année en Europe, dont une majorité de filles ado­les­centes. Si la plu­part des fugues se résol­vent, cer­tains cas révè­lent des failles inquié­tantes dans la pro­tec­tion des mineurs.

Les étab­lisse­ments sco­laires, cen­sés être des lieux sûrs, souf­frent sou­vent d’un manque de sur­veil­lance à leurs abor­ds, d’absence de caméras et d’une coor­di­na­tion insuff­isante avec les forces de l’ordre. Les par­ents récla­ment des mesures con­crètes : instal­la­tion de vidéo­sur­veil­lance, présence d’agents de sécu­rité, sen­si­bil­i­sa­tion accrue des enfants et meilleure col­lab­o­ra­tion entre écoles, police et col­lec­tiv­ités. Les réseaux soci­aux, sou­vent cri­tiqués pour leur rôle dans le har­cèle­ment, se révè­lent aus­si pré­cieux pour la mobil­i­sa­tion lors des alertes enlève­ment. Dans l’affaire Léa, la rapid­ité de dif­fu­sion de l’alerte a été déter­mi­nante.

Saint-Brieuc pub­lic pros­e­cu­tor Nico­las Heitz © speaks dur­ing a press con­fer­ence amid ongo­ing search­es for miss­ing teenag­er Mor­gane, at the Cour­t­house of Saint-Brieuc, west­ern France, on Decem­ber 11, 2024. Some 70 gen­darmes were deployed on Decem­ber 2, car­ry­ing out search­es for Mor­gane, a 13-year-old school­girl who went miss­ing for a fort­night in the small Bre­ton vil­lage of Pabu. (Pho­to by FRED TANNEAU / AFP)

La préven­tion reste la clé. Les experts recom­man­dent d’éduquer les enfants dès le plus jeune âge : ne jamais suiv­re un incon­nu, savoir appel­er à l’aide, mémoris­er les numéros d’urgence, prévenir ses proches de ses déplace­ments. Les écoles doivent inté­gr­er ces notions dans leurs pro­grammes et organ­is­er régulière­ment des ate­liers de sen­si­bil­i­sa­tion. La mère de Léa témoigne : « Quand j’ai appris la dis­pari­tion de ma fille, j’ai cru que le sol se dérobait sous mes pieds. Heureuse­ment, la sol­i­dar­ité du quarti­er et la réac­tiv­ité des réseaux soci­aux ont per­mis de la retrou­ver rapi­de­ment. Mais je ne souhaite à aucune famille de vivre cette angoisse. »

Pour une Europe plus sûre, il est urgent de ren­forcer la sur­veil­lance autour des écoles, de for­mer enfants et par­ents, d’investir dans des tech­nolo­gies de pro­tec­tion adap­tées et de dévelop­per des parte­nar­i­ats entre insti­tu­tions. La sécu­rité des jeunes filles est l’affaire de tous. En tant que société, nous devons nous mobilis­er pour que chaque enfant puisse grandir et s’épanouir sans crainte.

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