L’enlèvement d’une collégienne de 13 ans dans une ville européenne a bouleversé l’opinion publique et mis en lumière les failles persistantes de la sécurité des jeunes filles. Ce drame, loin d’être isolé, relance le débat sur la prévention, la protection et la responsabilité collective. Léa, 13 ans, a disparu en sortant de son collège. L’alerte a été donnée rapidement, mobilisant police, habitants et réseaux sociaux. Grâce à cette réactivité, l’adolescente a été retrouvée saine et sauve quelques heures plus tard.
Mais cet événement a révélé la vulnérabilité des jeunes filles à la sortie des établissements scolaires. Selon l’Observatoire européen de la sécurité des mineurs, plus de 50 000 enfants sont portés disparus chaque année en Europe, dont une majorité de filles adolescentes. Si la plupart des fugues se résolvent, certains cas révèlent des failles inquiétantes dans la protection des mineurs.
Les établissements scolaires, censés être des lieux sûrs, souffrent souvent d’un manque de surveillance à leurs abords, d’absence de caméras et d’une coordination insuffisante avec les forces de l’ordre. Les parents réclament des mesures concrètes : installation de vidéosurveillance, présence d’agents de sécurité, sensibilisation accrue des enfants et meilleure collaboration entre écoles, police et collectivités. Les réseaux sociaux, souvent critiqués pour leur rôle dans le harcèlement, se révèlent aussi précieux pour la mobilisation lors des alertes enlèvement. Dans l’affaire Léa, la rapidité de diffusion de l’alerte a été déterminante.

La prévention reste la clé. Les experts recommandent d’éduquer les enfants dès le plus jeune âge : ne jamais suivre un inconnu, savoir appeler à l’aide, mémoriser les numéros d’urgence, prévenir ses proches de ses déplacements. Les écoles doivent intégrer ces notions dans leurs programmes et organiser régulièrement des ateliers de sensibilisation. La mère de Léa témoigne : « Quand j’ai appris la disparition de ma fille, j’ai cru que le sol se dérobait sous mes pieds. Heureusement, la solidarité du quartier et la réactivité des réseaux sociaux ont permis de la retrouver rapidement. Mais je ne souhaite à aucune famille de vivre cette angoisse. »
Pour une Europe plus sûre, il est urgent de renforcer la surveillance autour des écoles, de former enfants et parents, d’investir dans des technologies de protection adaptées et de développer des partenariats entre institutions. La sécurité des jeunes filles est l’affaire de tous. En tant que société, nous devons nous mobiliser pour que chaque enfant puisse grandir et s’épanouir sans crainte.