Ils sont jumeaux, je ne sais pas gérer cette jumellité, aidez-moi Madame Bobea !

Ils sont jumeaux, je ne sais pas gér­er cette jumel­lité, aidez-moi Madame Bobea !

Chapo :
Vivre en cou­ple avec un jumeau ou une jumelle, c’est par­fois partager son parte­naire… avec une autre per­son­ne ! Entre com­plic­ité fusion­nelle, jalousie et sen­ti­ment d’exclusion, la jumel­lité peut boule­vers­er l’équilibre du cou­ple. Une lec­trice de Bobea partage son témoignage et inter­roge Madame Bobea : com­ment trou­ver sa place face à la rela­tion unique des jumeaux ?

Un amour à trois ?

« Je suis mar­iée depuis deux ans à un homme for­mi­da­ble. Mais il a une par­tic­u­lar­ité : il est jumeau. Depuis le début, j’ai com­pris que sa sœur jumelle occu­pait une place immense dans sa vie. Ils se par­lent tous les jours, se com­pren­nent sans se par­ler, parta­gent des sou­venirs, des blagues, des pro­jets. Par­fois, j’ai l’impression d’être la troisième roue du car­rosse.

Au début, je trou­vais ça atten­dris­sant. Mais rapi­de­ment, j’ai com­mencé à me sen­tir exclue. Quand on prend une déci­sion impor­tante, il demande tou­jours l’avis de sa sœur. Elle débar­que à la mai­son sans prévenir, s’invite à nos sor­ties, et il ne lui refuse jamais rien. »

Malaise, jalousie et sen­ti­ment d’infériorité

« Je me demande sou­vent si je pour­rai un jour rivalis­er avec ce lien unique. J’ai peur de ne jamais être “assez” pour lui, de tou­jours pass­er après sa jumelle. Par­fois, je me sens invis­i­ble. J’ai essayé d’en par­ler avec lui, mais il ne voit pas le prob­lème. Pour lui, c’est nor­mal, c’est sa sœur, son dou­ble, sa moitié. »

La jumel­lité : une rela­tion à part

Les jumeaux parta­gent un lien excep­tion­nel, fait de com­plic­ité, de secrets, d’expériences com­munes. Ce lien peut être source de force, mais aus­si de dif­fi­cultés pour le con­joint qui se sent par­fois exclu ou en con­cur­rence. La jalousie, l’incompréhension ou le sen­ti­ment de ne pas être la pri­or­ité sont fréquents dans ces sit­u­a­tions.

Les défis de la vie à trois

  • Sen­ti­ment d’exclusion : Avoir l’impression que le cou­ple est tou­jours “à trois”.
  • Déci­sions partagées : Le jumeau ou la jumelle est consulté(e) pour tout.
  • Présence envahissante : Vis­ites fréquentes, appels, mes­sages, partage d’intimité.
  • Dif­fi­culté à pos­er des lim­ites : Peur de bless­er, de pass­er pour “jalouse” ou “pos­ses­sive”.

Les con­seils de Madame Bobea

1. Recon­naître la valeur du lien jumeau

Il est impor­tant de com­pren­dre que la rela­tion entre jumeaux est unique, mais qu’elle ne doit pas empiéter sur la vie de cou­ple. Recon­naître ce lien, sans le nier ni le dia­bolis­er, est la pre­mière étape.

2. Com­mu­ni­quer sans accuser

Exprimez calme­ment votre ressen­ti à votre parte­naire. Dites-lui ce que vous vivez, ce qui vous blesse ou vous inquiète, sans accuser sa sœur ni remet­tre en cause leur lien. Il doit com­pren­dre que votre malaise est légitime.

3. Pos­er des lim­ites saines

Pro­posez des règles claires : cer­taines déci­sions doivent rester du domaine du cou­ple, cer­tains moments doivent être réservés à vous deux. Il est pos­si­ble d’accueillir la jumelle dans votre vie, mais pas de tout partager.

4. Créer votre pro­pre com­plic­ité

Investis­sez dans votre cou­ple, créez des sou­venirs, des rit­uels, des pro­jets à deux. Plus votre rela­tion sera forte, moins vous vous sen­tirez men­acée par la jumel­lité.

5. Impli­quer la jumelle de façon pos­i­tive

Essayez de mieux con­naître la sœur jumelle, de trou­ver des points com­muns, de partager des activ­ités. Par­fois, l’inclusion apaise les ten­sions et per­met de trou­ver un nou­v­el équili­bre.

6. Con­sul­ter un pro­fes­sion­nel si besoin

Si la sit­u­a­tion devient trop pesante, un con­seiller con­ju­gal ou un thérapeute famil­ial peut aider à met­tre des mots sur les ressen­tis et à trou­ver des solu­tions adap­tées.

Témoignage : « J’ai trou­vé ma place »

Aïcha, 35 ans, Dakar :
« Mon mari est jumeau. Au début, c’était dif­fi­cile. Mais avec le temps, j’ai com­pris que je ne devais pas rivalis­er avec leur lien. J’ai appris à pos­er mes lim­ites, à com­mu­ni­quer, et à cul­tiv­er notre rela­tion de cou­ple. Aujourd’hui, tout est plus apaisé. »

Con­clu­sion

Vivre avec un jumeau, c’est accepter une rela­tion à part, mais c’est aus­si l’occasion de grandir en con­fi­ance et en matu­rité. Chez Bobea, nous croyons que chaque femme a le droit de trou­ver sa place, d’être enten­due et respec­tée, même face à la force de la jumel­lité.

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