Introduction
Il est l’un des visages les plus connus de la planète, mais aussi l’un des plus controversés. Prince Harry, duc de Sussex, a longtemps incarné le « bad boy » de la famille royale britannique avant de devenir, au fil des années, un symbole de rupture, d’engagement et de modernité. Son parcours, marqué par la tragédie, la rébellion, l’amour et la quête de sens, fascine autant qu’il divise. En 2025, alors qu’il fête ses 41 ans, Harry s’impose comme une figure incontournable du débat public, entre héritage royal, combats personnels et volonté de réinventer la monarchie. Retour sur l’itinéraire d’un prince qui ne cesse de surprendre.
Un prince né sous le feu des projecteurs
Né le 15 septembre 1984 à Londres, Henry Charles Albert David, plus connu sous le nom de prince Harry, est le second fils du roi Charles III et de la princesse Diana2357. Dès sa naissance, il est l’objet de toutes les attentions : petit-fils de la reine Elizabeth II, frère cadet du prince William, il grandit dans l’ombre d’une mère adorée du peuple et d’un destin déjà tracé.
L’enfance de Harry est marquée par la pression médiatique, mais surtout par la perte brutale de sa mère en 1997. Ce drame, vécu sous l’œil du monde entier, façonne un jeune homme blessé, en quête de repères et d’identité. Il dira plus tard combien ce deuil a pesé sur sa vie d’adulte, alimentant ses doutes, ses révoltes et sa volonté de s’émanciper.
De l’armée à l’engagement : un parcours atypique
Après des études à Eton College, Harry prend une année sabbatique en Australie et en Afrique du Sud, avant d’intégrer l’Académie militaire royale de Sandhurst en 200537. Il sert comme officier de cavalerie, puis pilote d’hélicoptère dans l’armée britannique, avec deux déploiements en Afghanistan. Cette expérience militaire, loin du faste royal, forge son caractère et son goût pour l’action concrète.

En 2014, il crée les Invictus Games, une compétition sportive internationale pour les vétérans blessés, qui devient rapidement un événement mondial. Cet engagement en faveur des militaires et des blessés de guerre assoit sa légitimité et lui vaut le respect, bien au-delà des frontières du Royaume-Uni37.
Le mariage avec Meghan Markle : une révolution dans la monarchie
En 2016, Harry rencontre Meghan Markle, actrice américaine métisse, féministe et engagée. Leur histoire d’amour, officialisée en 2017, fait la une des médias du monde entier. Leur mariage, célébré le 19 mai 2018 à Windsor, symbolise une ouverture inédite de la famille royale à la diversité et à la modernité.
Mais très vite, le conte de fées se heurte à la réalité : Meghan fait l’objet d’attaques racistes et sexistes dans la presse britannique, le couple se sent isolé au sein de la famille royale. En janvier 2020, Harry et Meghan annoncent leur retrait des fonctions royales, renoncent à l’essentiel de leurs engagements publics et s’installent en Californie, un événement surnommé « Megxit ».
Megxit : rupture ou renaissance ?
Le départ fracassant du couple Sussex marque une rupture historique avec la monarchie. Harry et Meghan conservent leurs titres mais perdent leur prédicat d’altesses royales, leur protection policière et toute rémunération publique. Ils s’engagent à rembourser les frais de rénovation de Frogmore Cottage et à payer un loyer pour leur résidence britannique1.
Installés en Californie, ils fondent Archewell, une organisation caritative et médiatique, et collaborent avec Netflix et Spotify. Ils multiplient les prises de parole sur la santé mentale, le racisme, la parentalité et l’environnement. Leur interview avec Oprah Winfrey en 2021, puis la série documentaire sur Netflix, font l’effet d’une bombe, révélant les tensions et les blessures au sein de la famille royale37.
Un engagement social et humanitaire affirmé
Harry n’a jamais caché son admiration pour sa mère Diana, dont il perpétue l’héritage à travers ses engagements : lutte contre le VIH, soutien aux orphelins, défense des droits des anciens combattants, sensibilisation à la santé mentale. Il lance la campagne « Heads Together » avec William et Kate, pour briser le tabou autour des troubles psychiques.

Avec Meghan, il s’investit dans des causes progressistes : égalité raciale, droits des femmes, environnement, lutte contre la désinformation. Leur fondation Archewell finance des projets éducatifs, humanitaires et culturels, tout en produisant des contenus médiatiques engagés.
Un prince qui dérange : tensions familiales et critiques
Le choix de Harry de s’éloigner de la monarchie, de parler publiquement de ses blessures et de ses conflits familiaux, lui vaut autant d’admirateurs que de détracteurs. Son livre de mémoires, Le Suppléant (2023), dévoile des détails intimes sur sa vie, ses relations avec William, Charles et la famille royale, n’épargnant personne3. Certains l’accusent de trahir la couronne, d’autres saluent son courage à briser l’omerta.
Harry revendique le droit de choisir sa vie, de protéger sa famille et de défendre ses valeurs. Il incarne pour beaucoup une nouvelle génération de royauté, plus humaine, plus vulnérable, plus engagée.
La famille, entre fidélité et réinvention
Malgré la distance, Harry reste attaché à ses racines. Il se bat pour conserver un pied-à-terre au Royaume-Uni et pour que la sécurité de sa famille soit assurée lors de ses visites8. Sa relation avec William, longtemps fusionnelle, est aujourd’hui complexe, marquée par l’incompréhension mais aussi le respect mutuel de leurs choix de vie différents6.
Harry est père de deux enfants, Archie et Lilibet, qu’il élève avec Meghan entre la Californie et l’Angleterre. Il revendique une éducation ouverte, loin des carcans, fidèle à l’esprit de Diana qui voulait avant tout que ses fils soient « des hommes libres et responsables ».

Une icône générationnelle et un phénomène social
En 2025, Harry est bien plus qu’un « prince » : il est devenu une figure de la pop culture, un symbole d’émancipation et de résilience. Son parcours inspire une génération en quête de sens, de liberté et d’authenticité. Il incarne la possibilité de se réinventer, de dire non à la fatalité, de choisir sa propre voie.
Son image, longtemps associée à la rébellion et aux frasques, s’est transformée en celle d’un homme engagé, père de famille, entrepreneur et militant. Il reste cependant un personnage clivant, entre fascination et rejet, entre admiration et scepticisme.
Conclusion : Une autre idée de la couronne
Prince Harry n’a jamais voulu être roi, mais il a su imposer sa propre vision de la royauté : une institution moderne, ouverte, engagée dans les grands combats de son temps. Héritier de Diana par le cœur, il continue de bouleverser les codes, d’interroger les traditions et d’incarner, à sa manière, un espoir de renouveau pour la monarchie et pour la société.
Chez BOBEA, nous voyons en lui un phénomène unique, un homme qui a su transformer ses blessures en force, ses ruptures en opportunités, et qui inspire, par son courage et sa sincérité, toutes celles et ceux qui aspirent à être eux-mêmes, envers et contre tout.