Introduction
En 2025, la France affiche des progrès notables en matière d’égalité professionnelle femmes-hommes. L’Index de l’égalité professionnelle atteint un niveau record, la transparence salariale progresse, et de plus en plus d’entreprises s’engagent. Pourtant, les inégalités de salaires et la sous-représentation des femmes dans les postes de direction persistent. Où en est la France ? Quels sont les nouveaux défis à relever ? BOBEA dresse un état des lieux complet et propose des pistes d’action.
L’Index de l’égalité professionnelle : un outil de progrès
Des notes en hausse, mais des marges de progression
En 2025, la note moyenne de l’Index de l’égalité professionnelle atteint 88,5/100, contre 88/100 en 2024 et 84/100 en 2020. 80 % des entreprises concernées ont publié leur note, signe d’une transparence accrue. Mais seulement 2 % des entreprises atteignent la note maximale, et certaines restent en dessous du seuil acceptable, nécessitant des mesures correctives.
Transparence salariale et égalité de traitement
La législation impose désormais la publication des écarts de salaires et la mise en place de plans d’action pour les réduire. Pourtant, dans le secteur privé, les femmes gagnent encore en moyenne 22 % de moins que les hommes, un écart qui s’explique par la surreprésentation des femmes dans les emplois à temps partiel et les secteurs les moins rémunérateurs.

Les limites de la parité dans les instances dirigeantes
Un plafond de verre toujours présent
En 2025, 73 % des entreprises de plus de 1 000 salariés ont moins de 40 % de femmes dans leurs cadres dirigeants, et 64 % affichent une représentation féminine inférieure à ce seuil dans leurs instances dirigeantes8. Les femmes restent minoritaires dans les postes à haute responsabilité, malgré les quotas et les incitations légales.
Les freins persistants
- Temps partiel subi : 80 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes10.
- Secteurs genrés : Les femmes sont concentrées dans les secteurs les moins rémunérateurs.
- Stéréotypes et autocensure : Les freins culturels et le manque de modèles féminins freinent l’accès aux postes de direction.
Les nouvelles pistes d’action
Renforcer la transparence et les sanctions
La publication systématique des écarts salariaux et la mise en place de sanctions pour les entreprises non conformes sont des leviers efficaces pour accélérer le changement4.
Favoriser l’accès aux responsabilités
Mentorat, réseaux féminins, quotas dans les conseils d’administration : autant d’outils pour briser le plafond de verre et encourager la mixité à tous les niveaux.
Sensibiliser et former
Former les managers à la lutte contre les stéréotypes, sensibiliser les équipes à l’égalité et promouvoir les modèles féminins sont essentiels pour changer les mentalités sur le long terme.
Témoignages

« J’ai enfin obtenu une promotion après dix ans de carrière, mais il a fallu me battre deux fois plus que mes collègues masculins. » – Sonia, 42 ans, Paris
« La transparence salariale a permis de révéler des écarts insoupçonnés dans mon entreprise. On avance, mais lentement. » – Claire, 38 ans, Lille
Conclusion : Vers une égalité réelle ? L’égalité femmes-hommes progresse en France, mais les défis restent nombreux : écarts salariaux persistants, plafond de verre, stéréotypes. Les outils existent, mais leur mise en œuvre doit être renforcée et généralisée. Chez BOBEA, nous continuerons à suivre ces évolutions et à donner la parole à celles et ceux qui se battent pour une société plus juste et inclusive