Introduction
En 2025, l’entrepreneuriat féminin en France affiche une dynamique contrastée. Si la visibilité des femmes entrepreneures n’a jamais été aussi forte, les chiffres révèlent des avancées en demi-teinte et des freins persistants. Quelles sont les tendances réelles ? Quels obstacles freinent encore les ambitions ? Quelles solutions et parcours inspirants émergent ? BOBEA fait le point sur l’état des lieux, les chiffres clés et les témoignages de celles qui inventent l’économie de demain.
Chiffres clés de l’entrepreneuriat féminin en France
- 33,1 % des créations d’entreprises sont portées par des femmes en 2024, un chiffre stable depuis trois ans, après une progression post-crise sanitaire3.
- 43 % des entreprises individuelles créées en 2024 l’ont été par des femmes, selon l’Insee5.
- 1 femme sur 5 (20 %) souhaite créer son entreprise, mais cette envie recule de 6 % par rapport à 2024.
- 26 % des entreprises créées par des femmes avec moins de 1 000 € au démarrage ont généré moins de 15 000 € de chiffre d’affaires après trois ans.
- 70 % des entrepreneures parviennent à maintenir la stabilité de leur activité, contre 60 % des hommes.
Une dynamique positive… mais un plafond de verre persistant
Progression et résilience
Depuis 2019, la part des femmes dans la création d’entreprise oscille autour de 33 %, avec une remarquable résilience face aux crises économiques3. Les femmes sont particulièrement présentes dans l’enseignement, la santé et l’action sociale, où elles atteignent la parité (50,1 %)3. L’auto-entrepreneuriat séduit de plus en plus, offrant flexibilité et simplicité administrative : près de 309 000 entreprises créées par des femmes sous ce régime en 2022.

Des freins structurels
Pourtant, malgré cette dynamique, les femmes restent minoritaires dans les sociétés classiques et les entreprises à forte croissance. L’accès au financement demeure difficile : 46 % des femmes évoquent le manque de capital de départ comme frein principal4. Les démarches administratives complexes et la difficulté à concilier vie professionnelle et familiale sont également pointées du doigt.
Les défis majeurs à relever
Un potentiel sous-exploité
Si 59 % des femmes jugent plus motivant d’être entrepreneure que salariée (+11 points en un an), seule 1 sur 5 envisage réellement de franchir le pas4. L’écart entre motivation et passage à l’acte s’explique par :
- Le manque de modèles féminins visibles
- La peur de l’échec et du regard social
- Les contraintes familiales (49 % souhaitent plus de dispositifs pour concilier vie pro et vie perso)4
Création de valeur et d’emploi
Les entreprises créées par des femmes génèrent moins souvent des emplois que celles créées par des hommes (26 % contre 35 %), mais elles font preuve d’une stabilité supérieure (70 % maintiennent leur activité après trois ans)2. Les secteurs de la santé, du social, de l’éducation et du bien-être restent privilégiés, tandis que la tech et l’industrie demeurent très masculines.

Témoignages et parcours inspirants
« J’ai créé ma micro-entreprise dans le coaching parental avec 800 €. Les débuts ont été difficiles, mais j’ai tenu bon. Aujourd’hui, je vis de mon activité et j’aide d’autres femmes à se lancer. » – Aïcha, 39 ans, Toulouse
« J’ai longtemps hésité à franchir le pas par peur de ne pas trouver d’investisseurs. Grâce à un réseau d’accompagnement, j’ai pu lever des fonds et créer ma start-up dans l’agroalimentaire durable. » – Sophie, 32 ans, Lille
Solutions et leviers pour libérer le potentiel des femmes
- Accompagnement et mentorat : Les réseaux comme Femmes Business Angels, Les Premières, France Active offrent soutien, formation et accès au financement.
- Soutien institutionnel : Le plan interministériel « Toutes et tous égaux 2027 » vise à réduire les écarts de représentation et à favoriser l’accès des femmes à l’entrepreneuriat2.
- Simplification administrative et accès au microcrédit : Essentiel pour lever les freins au démarrage.
- Sensibilisation et éducation : Valoriser les modèles féminins, lutter contre les stéréotypes dès l’école.
Conclusion : Un potentiel à révéler
L’entrepreneuriat féminin en 2025 reste marqué par une dynamique positive, mais aussi par des freins structurels et culturels. Pour que la vague devienne un raz-de-marée, il faut lever les obstacles, valoriser les parcours inspirants et soutenir l’innovation au féminin. Chez BOBEA, nous continuerons à mettre en lumière celles qui osent, innovent et inspirent la société de demain.