Espagne : la première ville européenne à instaurer le congé menstruel obligatoire pour toutes les salariées

Intro­duc­tion

C’est une pre­mière en Europe : la ville de Valence, en Espagne, vient d’adopter une mesure his­torique en faveur de la san­té et du bien-être des femmes. Depuis avril 2025, toutes les salariées du secteur pub­lic et privé peu­vent béné­fici­er d’un con­gé men­stru­el payé, sans jus­ti­fi­ca­tion médi­cale. Cette avancée sociale, saluée par les asso­ci­a­tions fémin­istes, pour­rait faire école dans toute l’Europe.

Un tabou brisé : la recon­nais­sance de la douleur men­stru­elle

Longtemps ignorées, les douleurs men­stru­elles touchent pour­tant une femme sur deux. Fatigue, cram­pes, migraines : pour beau­coup, tra­vailler pen­dant les règles relève du défi. En instau­rant un con­gé men­stru­el de trois jours par mois, Valence recon­naît enfin la réal­ité du vécu féminin et ouvre la voie à une meilleure prise en compte de la san­té des femmes au tra­vail.

Détails de la mesure et con­di­tions d’application

  • Droit automa­tique : chaque salariée peut deman­der jusqu’à trois jours d’absence par mois, rémunérés à 100 %.
  • Aucune jus­ti­fi­ca­tion médi­cale n’est req­uise, afin de préserv­er l’intimité et d’éviter les dis­crim­i­na­tions.
  • Exten­sion prévue : la mesure con­cerne d’abord le secteur pub­lic, mais de grandes entre­pris­es privées ont déjà annon­cé leur inten­tion de suiv­re le mou­ve­ment.

Un débat de société : entre pro­grès social et résis­tances

Si la déci­sion de Valence est saluée par de nom­breuses asso­ci­a­tions et syn­di­cats, elle sus­cite aus­si des débats :

  • Craintes de stig­ma­ti­sa­tion : cer­tains craig­nent que les femmes soient moins employées ou pro­mues.
  • Ques­tions économiques : les PME red­outent un impact sur la pro­duc­tiv­ité.
  • Sou­tien poli­tique : le gou­verne­ment espag­nol envis­age une général­i­sa­tion nationale, tan­dis que d’autres villes européennes obser­vent atten­tive­ment l’expérience.

Les femmes témoignent : un soulage­ment et une recon­nais­sance

  • Ana, infir­mière : “Je n’aurai plus à cacher ma douleur ou à me jus­ti­fi­er. C’est une révo­lu­tion pour notre dig­nité.”
  • Lucia, cadre : “Ce con­gé va per­me­t­tre à beau­coup de femmes de mieux vivre leur cycle et d’être plus effi­caces le reste du temps.”

Un exem­ple pour l’Europe ?

Valence devient un lab­o­ra­toire social : déjà, des députés français, ital­iens et alle­mands pro­posent des pro­jets sim­i­laires. Au Japon, en Corée du Sud et en Indonésie, le con­gé men­stru­el existe depuis des années, mais rarement avec une telle facil­ité d’accès et sans perte de salaire.

Con­clu­sion

En instau­rant le con­gé men­stru­el oblig­a­toire, Valence envoie un sig­nal fort : la san­té des femmes est une pri­or­ité et doit être pro­tégée au tra­vail. Cette mesure pour­rait bien trans­former durable­ment les poli­tiques sociales européennes et ouvrir la voie à une meilleure égal­ité pro­fes­sion­nelle.

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