Geneviève de Galard, surnommée “l’Ange de Diên Biên Phu”, est une figure méconnue mais essentielle de l’histoire française. Infirmière militaire pendant la guerre d’Indochine, elle s’est distinguée par son courage et son dévouement dans des conditions extrêmes. En 1954, au cœur de la bataille de Diên Biên Phu, elle choisit de rester auprès des soldats blessés malgré les bombardements incessants et le siège imposé par le Viet Minh. Son avion sanitaire ayant été immobilisé sur la piste bombardée, elle aurait pu être évacuée avec les autres personnels non-combattants. Pourtant, Geneviève décide de rester sur place pour soigner les blessés dans un hôpital improvisé.
Pendant plusieurs semaines, elle travaille sans relâche dans un environnement chaotique, dépourvu de ressources médicales suffisantes. Elle soigne non seulement les soldats français mais aussi les prisonniers vietnamiens, incarnant ainsi l’humanité dans l’adversité. Ses gestes simples – un sourire, une parole réconfortante – redonnent courage aux soldats accablés par le siège. Son rôle dépasse celui d’une infirmière : elle devient un symbole d’espoir et de résilience pour les troupes françaises.

Après la chute de Diên Biên Phu en mai 1954, Geneviève est capturée par le Viet Minh mais reste fidèle à ses principes humanitaires. Libérée peu après, elle reçoit plusieurs distinctions prestigieuses pour son courage : la Croix de Guerre, la Médaille Florence Nightingale décernée par la Croix-Rouge internationale et la Légion d’honneur. Malgré ces honneurs, son histoire reste largement méconnue du grand public.
Geneviève de Galard incarne la force des femmes qui ont contribué à l’Histoire dans l’ombre des grands événements. Son parcours nous rappelle que l’héroïsme ne se mesure pas uniquement sur le champ de bataille mais aussi dans les actes d’humanité face à l’adversité. Elle reste un modèle inspirant pour toutes celles et ceux qui souhaitent faire une différence dans le monde.