Les fleuves asiatiques, parmi les plus longs et les plus importants du monde, sont également les plus pollués. Le Gange, le Mékong et le Yangzi Jiang figurent tristement parmi les cours d’eau qui rejettent le plus de plastique dans les océans. Face à cette crise écologique majeure, un projet ambitieux voit le jour en 2025 : “Clean Rivers Asia”, une initiative internationale visant à dépolluer ces fleuves vitaux.
Le projet, lancé conjointement par l’ONU et plusieurs gouvernements asiatiques, repose sur une approche innovante combinant technologie avancée et mobilisation locale. Des barges autonomes équipées d’intelligence artificielle patrouillent désormais sur ces fleuves, collectant des tonnes de déchets plastiques chaque jour. Ces barges, surnommées “River Guardians”, sont capables de trier automatiquement les déchets pour leur recyclage ou leur élimination.
Mais “Clean Rivers Asia” ne se limite pas à la collecte des déchets. L’initiative s’attaque également aux sources de pollution en travaillant avec les communautés locales pour réduire l’utilisation du plastique à usage unique. Des campagnes de sensibilisation sont menées dans les écoles et les entreprises pour promouvoir des alternatives durables.
Le projet met également l’accent sur la restauration des écosystèmes fluviaux. Des programmes de reboisement des berges visent à stabiliser les sols et à améliorer la qualité de l’eau. En parallèle, des espèces aquatiques menacées comme le dauphin du Gange ou le poisson-chat géant du Mékong bénéficient d’efforts de conservation accrus.
Les premiers résultats sont prometteurs. Depuis son lancement en janvier 2025, “Clean Rivers Asia” a déjà permis de retirer plus de 10 000 tonnes de déchets plastiques du Gange et du Mékong. Les niveaux de pollution chimique ont également diminué grâce à des réglementations plus strictes sur les rejets industriels.

Cependant, des défis subsistent. Le financement reste un problème majeur, avec des coûts estimés à plusieurs milliards de dollars pour couvrir l’ensemble des fleuves ciblés. De plus, la coopération entre pays riverains n’est pas toujours facile à obtenir, notamment en raison de tensions géopolitiques.
Malgré ces obstacles, “Clean Rivers Asia” représente un pas important vers la sauvegarde des écosystèmes fluviaux d’Asie. Si ce projet réussit, il pourrait servir de modèle pour d’autres régions du monde confrontées à des problèmes similaires.