Marvel Studios a enfin dévoilé son très attendu reboot des Quatre Fantastiques, intitulé “The Fantastic Four: First Steps”. Dirigé par le talentueux Ryan Coogler (Black Panther), ce film marque un nouveau départ pour la première famille de Marvel dans l’univers cinématographique Marvel (MCU).
Dès les premières minutes, il est clair que Coogler a une vision unique pour ces personnages emblématiques. Le film s’ouvre sur une séquence éblouissante dans l’espace, où nous voyons Reed Richards (John David Washington) et son équipe effectuer une mission de routine qui tourne mal. L’accident qui leur confère leurs pouvoirs est traité avec un mélange de terreur cosmique et d’émerveillement scientifique qui rappelle les meilleures œuvres de science-fiction.
Washington apporte une profondeur inattendue au rôle de Reed Richards. Son Mr. Fantastic n’est pas seulement un génie, mais aussi un homme aux prises avec les conséquences de ses ambitions. Sa relation avec Sue Storm (Jodie Comer) est au cœur du film, explorant comment leurs nouvelles capacités affectent leur dynamique personnelle et professionnelle.
Comer, quant à elle, livre une performance nuancée en tant que Femme Invisible. Sa Sue est brillante et assertive, loin d’être simplement la femme de Reed. Le film explore de manière intéressante comment ses pouvoirs d’invisibilité reflètent son sentiment d’être souvent négligée malgré ses contributions cruciales.
La Torche Humaine, interprétée par un Regé-Jean Page charismatique, apporte l’humour et l’exubérance attendus du personnage, tout en explorant la pression d’être constamment sous les projecteurs. Sa relation fraternelle avec Sue est l’un des points forts émotionnels du film.
Mais c’est peut-être Lakeith Stanfield qui vole la vedette en tant que Ben Grimm/La Chose. Son interprétation poignante d’un homme piégé dans un corps qu’il ne reconnaît plus ajoute une dimension tragique au personnage qui n’avait jamais été pleinement explorée à l’écran auparavant.
Le grand méchant du film, le Dr Doom (Cillian Murphy), est enfin traité avec le respect qu’il mérite. Murphy livre une performance glaçante, dépeignant Doom comme un tyran charismatique dont les motivations, bien que tordues, sont étrangement compréhensibles.
Visuellement, le film est un festin pour les yeux. Les effets spéciaux sont impeccables, en particulier dans les scènes montrant les pouvoirs de l’équipe en action. La séquence où Mr. Fantastic utilise ses capacités d’élongation pour naviguer dans un labyrinthe en constante évolution est particulièrement impressionnante.
Coogler apporte également sa sensibilité unique au film. Il y a une attention particulière portée aux implications sociales et éthiques des super-pouvoirs, rappelant les thèmes explorés dans Black Panther. Une scène où l’équipe débat de l’utilisation de leurs pouvoirs pour intervenir dans un conflit international est particulièrement poignante.

Le film ne manque pas d’action spectaculaire, avec plusieurs séquences de combat qui rivalisent avec les meilleures du MCU. La bataille finale contre Doom dans sa forteresse high-tech de Latvérie est un tour de force visuel qui pousse les capacités de l’équipe à leurs limites.
Cependant, ce qui distingue vraiment “First Steps” des précédentes adaptations des Quatre Fantastiques, c’est son accent mis sur la famille et la dynamique d’équipe. Le film prend le temps d’explorer comment ces quatre individus apprennent à travailler ensemble et à s’accepter mutuellement, pouvoirs et défauts compris.
En conclusion, “The Fantastic Four: First Steps” est une réinvention réussie de la franchise qui respecte l’essence des personnages tout en les actualisant pour un public moderne. Avec son mélange parfait d’action, d’humour et de cœur, ce film promet d’être un pilier du MCU pour les années à venir. Les fans de longue date des Quatre Fantastiques seront ravis, tandis que les nouveaux venus trouveront une porte d’entrée accessible et captivante dans l’univers de ces personnages bien-aimés.