Une base électorale féminine solide malgré la controverse
Donald Trump entame son second mandat de président des États-Unis avec un soutien féminin surprenant. Malgré son discours souvent qualifié de misogyne, près de 45% des électrices ont voté pour lui en 2024, une proportion plus élevée qu’en 20161. Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs :
- L’attrait du discours viriliste et masculiniste de Trump pour certaines femmes
- L’adhésion à une vision conservatrice et traditionnelle de la famille
- Le rejet du féminisme moderne par une partie de l’électorat féminin
Les “tradwives” : un mouvement en plein essor
Le mouvement des “tradwives” (épouses traditionnelles) gagne en popularité sur les réseaux sociaux. Ces femmes prônent un retour aux rôles traditionnels d’épouses soumises, en réaction au féminisme contemporain1. Cette tendance reflète une nostalgie pour un modèle familial patriarcal que Trump incarne pour beaucoup.
Des figures féminines clés dans l’entourage de Trump
Susie Wiles : la première femme “chief of staff”
Surnommée “Ice Baby”, Susie Wiles devient la première femme à occuper le poste de directrice de cabinet à la Maison Blanche. Sa nomination symbolise la volonté de Trump de mettre en avant des femmes puissantes dans son administration, tout en maintenant une vision traditionnelle des rôles de genre.

Les militantes conservatrices
Des organisations comme “Moms for Liberty” soutiennent activement Trump, voyant en lui un défenseur du “vrai féminisme américain“1. Ces groupes considèrent que le président libère les femmes du “soi-disant féminisme” moderne.
Un programme conservateur aux implications majeures pour les femmes
Le “Projet 2025”, feuille de route du nouveau mandat de Trump, prévoit des mesures controversées :
- Restriction potentielle du droit à l’avortement au niveau national
- Renforcement des valeurs familiales traditionnelles
- Remise en question des acquis du mouvement féministe
Une opposition féministe affaiblie mais vigilante
Contrairement à 2016, aucune grande manifestation féministe n’est prévue pour l’instant. Cependant, les organisations de défense des droits des femmes restent mobilisées et s’inquiètent des conséquences potentielles du second mandat de Trump sur les droits reproductifs et l’égalité des sexes.