Près de quatre ans après son décès le 6 septembre 2021, Jean-Paul Belmondo, surnommé affectueusement “Bébel”, demeure une figure emblématique du cinéma français. En 2025, son influence continue de rayonner, inspirant une nouvelle génération d’acteurs et de cinéastes.
Belmondo n’était pas simplement un acteur ; il incarnait l’essence même du cinéma français, alliant charisme, talent et engagement social.
La carrière de Belmondo, s’étendant sur plus de six décennies, a débuté en 1957 avec “Les copains du dimanche”, un film célébrant la fraternité ouvrière. Ce premier rôle annonçait déjà l’engagement social qui caractériserait toute sa carrière. Belmondo est rapidement devenu une figure incontournable de la Nouvelle Vague, mouvement cinématographique révolutionnaire des années 19601.
Son ascension fulgurante a été propulsée par le film culte “À bout de souffle” (1960) de Jean-Luc Godard. Ce rôle a non seulement lancé sa carrière internationale mais a également redéfini l’image de l’acteur moderne, incarnant une nouvelle forme de masculinité à l’écran — rebelle, charismatique et profondément humaine1.
La filmographie de Belmondo est un véritable panthéon du cinéma français. Des œuvres comme “Le Magnifique” (1973), “Peur sur la ville” (1975), et “Le Professionnel” (1981) ont marqué des générations de spectateurs1. Sa collaboration avec des réalisateurs légendaires tels que Jean-Luc Godard, François Truffaut, et Jean-Pierre Melville a produit des chefs-d’œuvre qui continuent d’être étudiés et admirés en 2025.
Belmondo était célèbre pour sa polyvalence exceptionnelle. Il excellait aussi bien dans les comédies que dans les drames, les films d’action que les œuvres d’auteur. Son interprétation dans “Léon Morin, prêtre” (1961) de Jean-Pierre Melville démontre sa capacité à incarner des rôles complexes et nuancés5.
L’un des aspects les plus remarquables de la carrière de Belmondo était son engagement physique. Connu pour réaliser ses propres cascades, il a redéfini les standards du cinéma d’action français. Des scènes emblématiques, comme celle où il déambule sur les toits de Paris dans “Peur sur la ville”, restent gravées dans la mémoire collective.
Au-delà de son talent d’acteur, Belmondo était un fervent défenseur des droits des artistes. En tant que président du Syndicat français des acteurs, il a plaidé pour de meilleures conditions de travail et une rémunération équitable pour tous les professionnels du spectacle, en particulier les moins connus3.

L’influence de Belmondo s’étend bien au-delà des frontières françaises. Il a inspiré des acteurs et des réalisateurs du monde entier, notamment en Asie où son style unique a influencé des icônes comme Jackie Chan
En 2025, l’héritage de Belmondo continue de vivre à travers des rétrospectives, des hommages et des programmes éducatifs. Son parcours sert de modèle pour les jeunes acteurs, illustrant l’importance de l’authenticité, de l’engagement et de la polyvalence dans l’art dramatique.
Jean-Paul Belmondo reste “Le Magnifique” du cinéma français, un artiste dont le charisme, le talent et l’engagement social ont transcendé les générations. Son héritage, riche et varié, continue d’inspirer et de façonner le paysage cinématographique, rappelant que le véritable art est intemporel et que son impact peut perdurer bien au-delà de la vie de l’artiste.