Ouverture du sommet international sur l’urgence climatique à Nairobi 

Le som­met inter­na­tion­al sur l’ur­gence cli­ma­tique s’est ouvert aujour­d’hui à Nairo­bi, au Kenya, réu­nis­sant plus de 190 pays dans un effort sans précé­dent pour accélér­er la lutte con­tre le change­ment cli­ma­tique. Cette con­férence, qui se tien­dra jusqu’au 20 févri­er, est con­sid­érée comme cru­ciale pour l’avenir de la planète.

Le choix de Nairo­bi comme ville hôte est sym­bol­ique. Il souligne l’im­por­tance de l’Afrique dans les enjeux cli­ma­tiques et met en lumière les défis spé­ci­fiques aux­quels font face les pays en développe­ment. Le Kenya, pio­nnier en matière d’én­er­gies renou­ve­lables en Afrique, espère inspir­er d’autres nations à suiv­re son exem­ple.

Les prin­ci­paux objec­tifs du som­met sont :

  1. Révis­er à la hausse les engage­ments de réduc­tion des émis­sions de gaz à effet de serre
  2. Mobilis­er des finance­ments pour l’adap­ta­tion cli­ma­tique dans les pays vul­nérables
  3. Accélér­er la tran­si­tion vers les éner­gies renou­ve­lables
  4. Définir un cadre glob­al pour la pro­tec­tion de la bio­di­ver­sité

Un accent par­ti­c­uli­er est mis sur le rôle des femmes dans la lutte con­tre le change­ment cli­ma­tique. Une ses­sion spé­ciale, présidée par l’ac­tiviste kényane Wan­ji­ra Math­ai, est con­sacrée à l’au­tonomi­sa­tion des femmes dans les poli­tiques envi­ron­nemen­tales.

La prési­dente de la Com­mis­sion européenne, Ursu­la von der Leyen, a ouvert les débats en appelant à une action immé­di­ate : “Nous n’avons plus le luxe d’at­ten­dre. Chaque dix­ième de degré compte. Nous devons agir main­tenant, de manière déci­sive et col­lec­tive. “Les ten­sions sont pal­pa­bles entre les pays dévelop­pés et en développe­ment con­cer­nant le finance­ment de la tran­si­tion écologique. Les nations africaines, en par­ti­c­uli­er, deman­dent une aug­men­ta­tion sig­ni­fica­tive de l’aide inter­na­tionale pour faire face aux impacts du change­ment cli­ma­tique.

Plusieurs annonces majeures sont atten­dues au cours du som­met :

  • Le lance­ment d’un fonds mon­di­al pour la résilience cli­ma­tique, doté de 100 mil­liards de dol­lars
  • Un accord sur la réduc­tion pro­gres­sive des éner­gies fos­siles d’i­ci 2040
  • Des engage­ments con­crets pour la pro­tec­tion de 30% des ter­res et des océans d’i­ci 2030

Les organ­i­sa­tions de la société civile sont forte­ment mobil­isées. Des mil­liers de man­i­fes­tants, menés par le mou­ve­ment Fri­days for Future, se sont rassem­blés paci­fique­ment dans les rues de Nairo­bi pour exiger des actions con­crètes.

La réus­site de ce som­met est cru­ciale pour main­tenir l’ob­jec­tif de lim­iter le réchauf­fe­ment cli­ma­tique à 1,5°C, con­for­mé­ment à l’Ac­cord de Paris. Les experts soulig­nent que les déci­sions pris­es à Nairo­bi auront des réper­cus­sions durables sur l’avenir de la planète et des généra­tions futures.

Alors que les négo­ci­a­tions s’in­ten­si­fient, le monde entier retient son souf­fle, espérant que ce som­met mar­quera un tour­nant décisif dans la lutte con­tre le change­ment cli­ma­tique.

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