Les nominations pour la 97e cérémonie des Oscars, prévue le 23 février 2025, ont déclenché une vive polémique concernant la représentation des femmes et des minorités dans les catégories majeures. Cette controverse relance le débat sur la diversité et l’inclusion dans l’industrie cinématographique, appelant à des changements structurels dans le processus de sélection de l’Académie.
L’absence de réalisatrices nommées dans la catégorie “Meilleur Réalisateur” a particulièrement été critiquée, malgré plusieurs films acclamés réalisés par des femmes cette année. Le hashtag #OscarsSoMale a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, rappelant la controverse #OscarsSoWhite de 2015.Parmi les grands oubliés, le film “Horizons Brisés” de la réalisatrice afro-américaine Sarah Thompson, qui a remporté la Palme d’Or à Cannes, est particulièrement cité. Emma Fitzgerald, critique de cinéma renommée, commente : “L’absence de Thompson dans les nominations est non seulement surprenante mais aussi profondément décevante. Son film est une œuvre magistrale qui méritait amplement une reconnaissance aux Oscars.”
La controverse s’étend également à la catégorie “Meilleur Film”, où seulement deux des neuf films nommés ont été réalisés par des femmes. Cette situation contraste fortement avec la diversité croissante des productions cinématographiques de l’année écoulée.

Maria Chen, présidente de l’association “Women in Film”, déclare : “Ces nominations montrent que malgré les progrès apparents, l’industrie cinématographique a encore un long chemin à parcourir en matière d’égalité et de représentation. Nous appelons l’Académie à revoir en profondeur son processus de sélection.“La polémique a également ravivé le débat sur les préjugés inconscients dans l’industrie du cinéma. Dr. Aisha Kwesi, sociologue spécialisée dans les médias, explique : “Ces nominations reflètent des biais systémiques profondément ancrés. Il ne s’agit pas seulement de l’Académie, mais de toute une culture qui continue de sous-évaluer le travail des femmes et des minorités dans le cinéma.”
En réponse à la controverse, l’Académie a publié un communiqué réaffirmant son engagement envers la diversité et l’inclusion. John Smith, président de l’Académie, déclare : “Nous prenons ces préoccupations très au sérieux. Nous continuerons à travailler pour garantir que toutes les voix soient entendues et célébrées dans le cinéma.“Certaines personnalités hollywoodiennes ont appelé au boycott de la cérémonie. L’actrice oscarisée Zoe Martinez a annoncé sur les réseaux sociaux qu’elle ne participerait pas à l’événement en signe de protestation.
Cette controverse intervient alors que l’industrie cinématographique fait face à des changements majeurs, avec la montée en puissance des plateformes de streaming et l’évolution des habitudes de consommation du public. Certains observateurs y voient une opportunité de repenser fondamentalement le système des récompenses cinématographiques.
Le débat soulève également des questions sur la nature même des Oscars et leur pertinence dans le paysage culturel actuel. Jake Matta, artiste et réalisateur indépendant, suggère : “Peut-être est-il temps de créer de nouvelles plateformes de reconnaissance qui reflètent véritablement la diversité du talent cinématographique moderne.”