Une équipe internationale de chercheurs vient d’annoncer une avancée significative dans le traitement de l’endométriose, une maladie chronique qui affecte environ 10% des femmes en âge de procréer dans le monde. Cette percée offre un nouvel espoir pour améliorer la qualité de vie des millions de patientes souffrant de cette condition souvent mal diagnostiquée et sous-traitée.
Le nouveau traitement, développé par une équipe dirigée par la Dr. Emma Fitzgerald de l’Université de Cambridge, cible spécifiquement les mécanismes inflammatoires associés à l’endométriose. Contrairement aux approches traditionnelles qui se concentrent sur la suppression hormonale, cette thérapie innovante vise à réduire l’inflammation chronique caractéristique de la maladie.
Les essais cliniques de phase III, menés sur plus de 1000 patientes dans 12 pays, ont montré des résultats prometteurs. 80% des participantes ont rapporté une réduction significative de la douleur, tandis que 65% ont constaté une amélioration de leur fertilité. De plus, les examens par imagerie ont révélé une réduction de la taille des lésions endométriosiques chez 70% des patientes.”
Ces résultats sont vraiment encourageants,” déclare la Dr. Fitzgerald. “Pour la première fois, nous avons un traitement qui s’attaque à la racine du problème sans compromettre la fertilité ou causer d’effets secondaires débilitants.”

Le nouveau médicament, provisoirement nommé EndoRelief, fonctionne en inhibant une protéine spécifique impliquée dans la cascade inflammatoire associée à l’endométriose. Cette approche ciblée permet de réduire l’inflammation sans affecter le système hormonal, offrant ainsi une alternative aux traitements hormonaux actuels qui peuvent avoir des effets secondaires importants.
Sarah Thompson, présidente de l’Association Mondiale de l’Endométriose, salue cette avancée : “C’est un jour historique pour les millions de femmes qui souffrent d’endométriose. Ce traitement pourrait non seulement soulager la douleur, mais aussi prévenir la progression de la maladie et préserver la fertilité.“Les experts estiment que cette percée pourrait transformer la prise en charge de l’endométriose. Le Dr. Paul Kaiser , gynécologue spécialisé dans le traitement de l’endométriose, explique : “Jusqu’à présent, nos options étaient limitées. Avec ce nouveau traitement, nous pouvons envisager une approche plus personnalisée et efficace pour chaque patiente.”
Les chercheurs prévoient de soumettre leurs résultats aux autorités de santé pour approbation dans les prochains mois. Si tout se passe comme prévu, le traitement pourrait être disponible pour les patientes d’ici 2027.
Cette avancée souligne l’importance de la recherche continue sur les maladies qui affectent principalement les femmes, souvent sous-financées et sous-étudiées. Elle représente également un pas important vers une meilleure compréhension et prise en charge de l’endométriose, une condition qui impacte significativement la qualité de vie de millions de femmes dans le monde.